La Croix-Roussienne https://lacroixroussienne.com Le site d'informations des pentes et du plateau Wed, 20 Mar 2019 11:08:00 +0000 fr-FR hourly 1 Une concer­ta­tion pour dessi­ner l’ave­nir de l’an­cienne école des beaux arts https://lacroixroussienne.com/2019/03/20/une-concertation-pour-dessiner-lavenir-de-lancienne-ecole-des-beaux-arts/ https://lacroixroussienne.com/2019/03/20/une-concertation-pour-dessiner-lavenir-de-lancienne-ecole-des-beaux-arts/#respond Wed, 20 Mar 2019 10:07:31 +0000 https://lacroixroussienne.com/?p=4900 De mars à mai, trois ateliers sont orga­ni­sés pour construire un projet autour de l’an­cienne école des beaux-arts située rue Neyret. Certains prédisent déjà que le dossier sera l’un des enjeux majeurs de l’élec­tion muni­ci­pale de 2020 dans le 1er arron­dis­se­ment. Que faire de l’an­cienne École natio­nale supé­rieure des beaux-arts de Lyon (ENSBA) au coeur […]

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De mars à mai, trois ateliers sont orga­ni­sés pour construire un projet autour de l’an­cienne école des beaux-arts située rue Neyret.

Certains prédisent déjà que le dossier sera l’un des enjeux majeurs de l’élec­tion muni­ci­pale de 2020 dans le 1er arron­dis­se­ment. Que faire de l’an­cienne École natio­nale supé­rieure des beaux-arts de Lyon (ENSBA) au coeur des Pentes ?

La Fabrique de la Ville, collec­tif apoli­tique issu d’un conseil de quar­tier, vient d’ou­vrir une concer­ta­tion pour que les habi­tants co-construisent un projet avec l’aide de deux étudiantes de master 2 à l’École Natio­nale Supé­rieure d’Ar­chi­tec­ture de Lyon. La ques­tion fait débat depuis plusieurs années déjà.

Alors que la mairie du 1er proje­tait de créer une rési­dence d’ar­tistes, le maire de Lyon, Gérard Collomb, a proposé un projet surprise en 2016 (place-belvé­dère, cafés, loge­ments, etc.) en envi­sa­geant de vendre le bâti­ment de 6000 m2 au Crédit Agri­cole. En guise de protes­ta­tion, une péti­tion ouverte à l’époque a permis de recueillir plus de 5700 signa­tures.

Faire pres­sion

Et depuis ? L’ave­nir du bâti­ment reste incer­tain. Lors du passage de Gérard Collomb au minis­tère de l’In­té­rieur, son remplaçant Georges Képé­né­kian aurait accepté de mettre le dossier sur pause. En paral­lèle Le PLU-H, en cours d’ap­pro­ba­tion, prévoit de recon­ver­tir ce lieu « en permet­tant une program­ma­tion ouvrant le site sur le quar­tier envi­ron­nant ».

Une aubaine pour la Fabrique de la ville qui veut ainsi « réveiller les gens et lancer un nouvel élan »« On aime­rait que les habi­tants créent un projet pour le faire signer aux candi­dats à l’élec­tion muni­ci­pale afin qu’ils s’en­gagent », détaille Franck, membre du collec­tif.

L’épi­neuse ques­tion de l’ENSBA a égale­ment été abor­dée la semaine dernière lors du conseil terri­to­rial : les élus du 1er ont accepté d’in­ter­pel­ler le maire de Lyon pour le pres­ser lui-même de s’ins­crire dans une logique de concer­ta­tion.

D’ici là, plusieurs ateliers seront orga­ni­sés dans les prochaines semaines dans les Pentes pour amener les habi­tants à dessi­ner le futur du bâti­ment.

Romain Desgrand

Ateliers de 10h à midi : libé­rer les imagi­naires le 30 mars, réali­ser les rêves le 13 avril, action-réac­tion le 4 mai. 4 rue Bodin.

 

 

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Une boum pas pareil https://lacroixroussienne.com/2019/03/19/une-boum-pas-pareil/ https://lacroixroussienne.com/2019/03/19/une-boum-pas-pareil/#respond Tue, 19 Mar 2019 15:22:41 +0000 https://lacroixroussienne.com/?p=4893 Des prin­cesses barbues et des cheva­liers en robe de soirée ? Une folle et joyeuse effer­ves­cence s’ap­prête à s’em­pa­rer du Lavoir public mercredi 20 mars. Le collec­tif L’Heure du conte des Drag Queens orga­nise une boom pour les enfants avec musique, dance floor, atelier maquillage, goûter, contes (15h30) et spec­tacle (16h). Cette fête déjan­tée n’est pas […]

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Des prin­cesses barbues et des cheva­liers en robe de soirée ? Une folle et joyeuse effer­ves­cence s’ap­prête à s’em­pa­rer du Lavoir public mercredi 20 mars. Le collec­tif L’Heure du conte des Drag Queens orga­nise une boom pour les enfants avec musique, dance floor, atelier maquillage, goûter, contes (15h30) et spec­tacle (16h). Cette fête déjan­tée n’est pas une première et rassemble de plus en plus d’adeptes.

« Les enfants ont beau­coup moind’a priori et de stéréo­types que les adultes. Pour eux, on est un peu comme des clowns », lance le drag queen croix-rous­sien Romain Giraud, alias Fifi du Calvaire (lire ici), qui est, par ailleurs, membre du collec­tif Dragones créé l’an­née dernière. «  J’aime racon­ter des histoires qui font tomber les barrières et montrent aux enfants  qu’ils n’ont pas à s’in­ter­dire de réali­ser certaines choses parce qu’ils sont des filles ou des garçons. Plus tôt on s’y prend, et plus on a de change de construire des adultes pour lesquels l’éga­lité des sexes et des genres est une évidence ».

La Boum Kidz and Queens, 20 mars de 14h à 17h, 4 impasse Fles­selles, prix libre

 

Photo : Arsène Marquis

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Comprendre l’éco­lo­gie https://lacroixroussienne.com/2019/03/18/comprendre-lecologie/ https://lacroixroussienne.com/2019/03/18/comprendre-lecologie/#respond Mon, 18 Mar 2019 17:07:04 +0000 https://lacroixroussienne.com/?p=4890 Après une année forte en restruc­tu­ra­tion, la Maison de l’éco­lo­gie pour­suit ses actions avec notam­ment des rencontres et des débats. Mercredi 20 mars à 20h30, une confé­rence ponc­tuée d’un atelier et d’une dégus­ta­tion permet­tra de s’in­ter­ro­ger sur le thème Alimen­ta­tion : bio ou pas bio ? Et si on mangeait Paysan?. Une autre soirée sur Les scéna­rios […]

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Après une année forte en restruc­tu­ra­tion, la Maison de l’éco­lo­gie pour­suit ses actions avec notam­ment des rencontres et des débats. Mercredi 20 mars à 20h30, une confé­rence ponc­tuée d’un atelier et d’une dégus­ta­tion permet­tra de s’in­ter­ro­ger sur le thème Alimen­ta­tion : bio ou pas bio ? Et si on mangeait Paysan?.

Une autre soirée sur Les scéna­rios du réchauf­fe­ment clima­tique est propo­sée le 9 avril 19h  avec, en inter­ve­nant, un météo­ro­logue de chez Météo France.

4 Rue Bodin. mde-lyon.com

 

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Des ateliers dans le cabi­net de curio­sité de Cam le Mac https://lacroixroussienne.com/2019/03/18/des-ateliers-dans-le-cabinet-de-curiosite-de-cam-le-mac/ https://lacroixroussienne.com/2019/03/18/des-ateliers-dans-le-cabinet-de-curiosite-de-cam-le-mac/#respond Mon, 18 Mar 2019 07:30:53 +0000 https://lacroixroussienne.com/?p=4879 On aimait déjà l’es­prit cabi­net de curio­sité de sa boutique ouvert en 2017 rue de Belfort. La créa­trice croix-rous­sienne Camille Bernard, alias Cam le Mac, pour­suit son chemin avec une actua­lité bien char­gée. Après avoir lancé sa boutique en ligne, elle vient d’ou­vrir des ateliers créa­tifs afin de parta­ger sa passion pour la confec­tion d’objets […]

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On aimait déjà l’es­prit cabi­net de curio­sité de sa boutique ouvert en 2017 rue de Belfort. La créa­trice croix-rous­sienne Camille Bernard, alias Cam le Mac, pour­suit son chemin avec une actua­lité bien char­gée. Après avoir lancé sa boutique en ligne, elle vient d’ou­vrir des ateliers créa­tifs afin de parta­ger sa passion pour la confec­tion d’objets baroques et tendances.

Au programme : pein­ture ou collage sur assiettes chinées, créa­tion sous globe, ou encore fabri­ca­tion de cadre d’en­to­mo­lo­gie. Prochain rendez-vous le 21 mars 19h30 à 21h avec un atelier-apéro « tatouage de bougies ». À noter que chaque mercredi, des séances dédiées aux enfants et aux parents sont orga­ni­sées de 11h à midi.

Une soirée toute bizarre

 Autre nouveauté : Cam orga­ni­sera sa toute première Weird Party le 29 mars à partir de 19h au Groom (6 rue Roger Violi). Pour l’oc­ca­sion, elle trans­for­mera le lieu en un décor propre à son univers. « Diffé­rentes anima­tions se succé­de­ront : blind test, effeuillage, perfor­mance de drag queen et DJette  », explique-t-elle. L’en­trée sera gratuite avant 20h.

 

13 bis Rue de Belfort. Ateliers : de 15 à 30 euros. Réser­va­tion : camle­mac.com

 

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La famille choco­lat https://lacroixroussienne.com/2019/03/15/la-famille-chocolat/ https://lacroixroussienne.com/2019/03/15/la-famille-chocolat/#respond Fri, 15 Mar 2019 14:57:54 +0000 https://lacroixroussienne.com/?p=4872 Une nouvelle adresse avec des choco­lats fait maison ? On ne pouvait pas passer à côté ! Céline et Stephan Boucher viennent d’ou­vrir Les Choco­lats d’Abi et Lisa, grande rue de la Croix-Rousse. Dans une boutique chaleu­reuse qui fait aussi salon de thé, le couple corba­sien propose un large choix de douceurs prépa­rées avec amour. Sa passion a toujours été […]

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Une nouvelle adresse avec des choco­lats fait maison ? On ne pouvait pas passer à côté ! Céline et Stephan Boucher viennent d’ou­vrir Les Choco­lats d’Abi et Lisa, grande rue de la Croix-Rousse. Dans une boutique chaleu­reuse qui fait aussi salon de thé, le couple corba­sien propose un large choix de douceurs prépa­rées avec amour.

Sa passion a toujours été le choco­lat. Femme franche et assu­rée, Céline Boucher sait ce qu’elle veut. Mais, malgré la moti­va­tion, le chemin n’a pas été simple. Lorsqu’elle était appren­tie les femmes choco­la­tières ne couraient pas les rues. « Aucun choco­la­tier ne voulait me prendre en appren­tis­sage car j’étais une fille », déclare t-elle, sourire au coin des lèvres. Aujourd’­hui patronne de deux boutiques, elle prouve que la deter­mi­na­tion (et le talent) porte ses fruits. Sa première choco­la­te­rie a ouvert à Corbas en 2011 dans la maison fami­liale.

C’est là que Céline confec­tionne tous les produits sans comp­ter les heures : choco­lats mais aussi confi­se­ries et biscuits vendus au salon de thé de la Grande rue. Lorsqu’on lui demande comment elle trouve l’ins­pi­ra­tion pour ses nombreuses recettes, elle nous répond avec interêt : « je créé au feeling, j’as­so­cie des saveurs qui me semblent inté­res­santes, quand je me lance c’est que je suis sure de moi car je déteste gaspiller le choco­lat ». Céline a 8 four­nis­seurs, elle affirme avec assu­rance « je ne suis pas mariée à un seul », elle souhaite avoir l’em­bar­ras du choix et ne dépendre d’au­cun. Tous ses choco­lats sont sans huile de palme, et il existe même des options vegan — celui au lait de coco-praliné amande est un délice — ou sans sucre.

Fontaine. Avec l’ou­ver­ture de la seconde choco­la­te­rie, son époux Stephan Boucher, ex-commer­cial sympa­thique et accueillant, a mis la main à la pâte et gère désor­mais la boutique croix-rous­sienne, appre­nant ainsi un tout nouveau métier : « c e que j’aime c’est le contact avec les gens, en tant que commer­cial on m’a souvent repro­ché de faire trop de choses pour mes clients, en tant qu’ar­ti­san c’est essen­tiel ».

Et les passants sont nombreux à pous­ser la porte, intri­gués par ce nouveau le lieu. Il faut dire que la choco­la­te­rie attire l’at­ten­tion avec ses grandes baies vitrées et sa fontaine de choco­lat. Mais pourquoi ouvrir à la Croix-Rousse ? « Il y a ce coté village qui nous rappelle Corbas, et puis nous sommes atta­chés à ce quar­tier, nos deux filles sont nées ici et nous connais­sons certains commerçants du coin  ». Abi et Lisa est d’ailleurs le prénom de leurs enfants, fières d’être les petites égéries de cette aven­ture qui implique toute la famille. L’an­cienne boutique Barange s’est trans­for­mée en un lieu lumi­neux et spacieux où l’ont peut s’as­seoir à l’étage pour dégus­ter les spécia­li­tés de Céline, accom­pa­gnées d’un thé ou d’un café. On aime.

Char­lotte Warin

Bio Express

Céline et Stephan Boucher à ont respec­ti­ve­ment 41 ans et 45 ans. Lui est né à Reims, elle à Meaux. Ils vivent à Corbas depuis l’ou­ver­ture de leur première choco­la­te­rie en 2011.  Céline est titu­laire d’un CAP et d’un BTS choco­la­tier? Stephan un BTS Trai­te­ment des maté­riaux. 

73 Grande rue de la Croix-Rousse. Du mardi au dimanche. face­book.com/Chocoa­biet­li­saXR

Leur spot favori

le marché de la Croix-Rousse. 

 

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Des chênes pour rempla­cer les platanes https://lacroixroussienne.com/2019/03/14/des-chenes-pour-remplacer-les-platanes/ https://lacroixroussienne.com/2019/03/14/des-chenes-pour-remplacer-les-platanes/#respond Thu, 14 Mar 2019 14:55:03 +0000 https://lacroixroussienne.com/?p=4867 Opéra­tion abat­tage cet après-midi sur le cours d’Her­bou­ville. Dans le cadre de la réha­bi­li­ta­tion de cette artère majeure du 4e arron­dis­se­ment, la Métro­pole de Lyon a décidé de suppri­mer 27 platanes sur le terre plein central en raison de leur mauvais état sani­taire et du poten­tiel danger qu’ils repré­sentent (chute de bran­che…). Ces plan­ta­tions abîmées […]

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Opéra­tion abat­tage cet après-midi sur le cours d’Her­bou­ville. Dans le cadre de la réha­bi­li­ta­tion de cette artère majeure du 4e arron­dis­se­ment, la Métro­pole de Lyon a décidé de suppri­mer 27 platanes sur le terre plein central en raison de leur mauvais état sani­taire et du poten­tiel danger qu’ils repré­sentent (chute de bran­che…).

Ces plan­ta­tions abîmées par le temps et diverses agres­sions (créa­tion de la voie sur les berges, taille à la tronçon­neuse, déve­lop­pe­ment de cham­pi­gnons…), seront rempla­cées à l’au­tomne par 26 chênes cheve­lus, une espèce choi­sie pour sa longé­vité ainsi que sa résis­tance à la pollu­tion et à la séche­resse. Au final, 14 platanes seront tout de même conser­vés mais voués à être rempla­cés à l’ave­nir.

Côté façade, la Métro­pole a choisi de suppri­mer un arbre sur deux. Objec­tif : Faci­li­ter l’épa­nouis­se­ment des végé­taux restants. Dans cette même optique, les nouveaux arbres seront plan­tés de manière plus espa­cée et en quin­conce.

Rappe­lons que le terre-plein central nord qui faisait jusqu’a­lors office de parking sera trans­­formé en une voie végé­­­ta­­­li­­­sée et dédiée aux modes de trans­­­port non-moto­­­ri­­­sés (piétons, vélos, trot­ti­net­­­tes…). Une bande plan­­­tée vien­dra complé­ter l’ha­bille­ment de cet espace (lire ici).

À noter qu’une autre opéra­tion d’abat­tage est prévue jusqu’à la fin du mois sur le quai Sarrail, de l’autre côté du Rhône dans le 6e arron­dis­se­ment. Il s’agit cette fois-ci  de se débar­ras­ser des platanes atteints du chancre coloré, une mala­die mortelle, incu­rable et très conta­gieuse. 

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Le crime de la Croix-Rousse peut-il faire évoluer la loi ? https://lacroixroussienne.com/2019/03/14/le-crime-de-la-croix-rousse-peut-il-faire-evoluer-la-loi/ https://lacroixroussienne.com/2019/03/14/le-crime-de-la-croix-rousse-peut-il-faire-evoluer-la-loi/#respond Thu, 14 Mar 2019 11:46:03 +0000 https://lacroixroussienne.com/?p=4861 Pour les spécia­listes en affaires crimi­nelles, si filmer et diffu­ser des infrac­tions n’est pas nouveau, le crime qui a choqué la Croix-Rousse la semaine dernière atteint des sommets de cruauté. Et pour­rait contri­buer à faire évoluer la légis­la­tion. L’onde de choc a dépassé de loin la colline de la Croix-Rousse. Mais, au-delà des détails d’une […]

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Pour les spécia­listes en affaires crimi­nelles, si filmer et diffu­ser des infrac­tions n’est pas nouveau, le crime qui a choqué la Croix-Rousse la semaine dernière atteint des sommets de cruauté. Et pour­rait contri­buer à faire évoluer la légis­la­tion.

L’onde de choc a dépassé de loin la colline de la Croix-Rousse. Mais, au-delà des détails d’une cruauté sans nom sur le meurtre et les actes de tortures qui se sont dérou­lés rue Jean Baptiste Say, une ques­tion persistjuste : pourquoi filmer une telle barba­rie et la diffu­ser sur Messen­ger, la messa­ge­rie de Face­book ?

Vidéo-agres­sion

Si, à l’heure où nous écri­vons ces lignes, de nombreuses zones d’ombres persistes sur les moti­va­tions des meur­triers et sur les raisons de l’exis­tence de cette vidéo, la méthode n’est, en réalité, pas si inédite. « On parle de happy slap­ping » (vidéo-lynchage, NDLR), explique Patrick Mistretta, profes­seur de droit privé et sciences crimi­nelles à l’Uni­ver­sité Lyon 3. Une expres­sion un peu trop sage pour dési­gner une pratique qui s’est d’abord déve­lop­pée autour de 2006, notam­ment en Angle­terre.

« Elle s’est ampli­fiée par l’uti­li­sa­tion de tous les moyens tech­no­lo­giques (télé­phone porta­ble…), ajoute celui qui est égale­ment l’un des respon­sables péda­go­giques du diplôme inter­uni­ver­si­taire en sciences crimi­nelles à Lyon 3. Il s’agit prin­ci­pa­le­ment d’actes de violences physiques, voire d’agres­sions sexuelles.  Le fait de filmer témoigne souvent d’une envie d’al­ler plus loin que l’at­teinte corpo­relle pour porter atteinte à la dignité de la personne, la ridi­cu­li­ser, lui enle­ver son statut d’être humain. Ce qui est frap­pant dans le crime de la Croix-Rousse, c’est qu’on a atteint le sommet de la cruauté et de la gravité. C’est la violence exacer­bée à son plus haut niveau ».

Nouveau contexte 

Concer­nant le happy slap­ping, « on s’est aperçu qu’un certain nombre d’in­frac­tions n’étaient commissent que parce qu’elles allaient être diffu­sée, notam­ment les viols », explique Anne-Sophie Chavent-Leclère, direc­trice de l’Ins­ti­tut d’études judi­ciaires de Lyon. Pour celle qui est aussi titu­laire d’un master II en sécu­rité inté­rieure, Maître de confé­rence à Lyon 3 et avocate au barreau de Lyon, filmer un meurtre peut dans certains cas servir de moyen de pres­sion ou de chan­tage. Une méthode « parti­cu­liè­re­ment utili­sée ces dernières années pour des crimes terro­ristes car le diffu­sion du message devient un acte de propa­gande idéo­lo­gique. Ce qui est nouveau avec le meutre de la Croix-Rousse, c’est plutôt le contexte : il s’agit visi­ble­ment d’un crime de droit commun. »

Chan­ger la loi ?

En France, une affaire a fait beau­coup de bruit en 2007 : une ensei­gnante est agres­sée et la scène déferle sur le web.  À l’époque, « le droit pénal n’était pas tout à fait adapté », souligne Patrick Mistretta. Mais depuis cette affaire parti­cu­liè­re­ment média­ti­sée, un article spéci­fique­ment dédié au happy slap­ping a été créé  (n° 222–33–3 du code pénal, 5 mars 2007). Il distingue le fait d’en­re­gis­trer des images et celui de les diffu­ser*.  Au regard de la loi, capter une scène de violence revient à commettre l’acte. « La personne qui filme est consi­dé­rée comme complice et encourt la même peine que l’agres­seur  », précise le profes­seur. La diffu­sion est quant à elle consi­dé­rée comme un délit passible de cinq ans d’em­pri­son­ne­ment et de 75 000 euros d’amende.

Mais selon Anne-Sophie Chavent-Leclère, le légis­la­teur n’a, à l’époque, pas mesuré l’am­pleur du phéno­mène. « Étran­ge­ment, le meurtre, tout comme les menaces et le harcé­le­ment morale, ne sont pas compris dans les infrac­tions qui permettent d’en­gran­ger une sanc­tion pénale de compli­cité pour celui qui filme, explique-telle. Je pense que c’est une lacune qui sera peut-être répa­rée suite à l’af­faire de la Croix-Rousse. Ce crime devra faire évoluer la loi ! ». D’ici là, l’enquête se pour­suit pour faire la lumière sur les circons­tances exactes du sombre événe­ment du 34 rue Jean Baptiste Say.

Romain Desgrand

*L’ar­ticle n’est  « pas appli­cable lorsque l’en­re­gis­tre­ment ou la diffu­sion résulte de l’exer­cice normal d’une profes­sion ayant pour objet d’in­for­mer le public ou est réalisé afin de servir de preuve en justice. »

 

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Fort de son succès, l’Es­pace Artaud conti­nue d’ac­com­pa­gner les artistes https://lacroixroussienne.com/2019/03/13/fort-de-son-succes-lespace-artaud-continue-daccompagner-les-artistes/ https://lacroixroussienne.com/2019/03/13/fort-de-son-succes-lespace-artaud-continue-daccompagner-les-artistes/#respond Wed, 13 Mar 2019 08:08:31 +0000 https://lacroixroussienne.com/?p=4848 Comment encou­ra­ger la créa­tion artis­tique avec peu de moyen ? Pour les arron­dis­se­ments qui disposent de budgets limi­tés, l’équa­tion peut vite deve­nir un casse tête.  Mais depuis l’an­née dernière, la mairie du 4e expé­ri­mente une opéra­tion sans subven­tion avec son nouvel espace de rési­dence dédiée à la créa­tion en tout genre (théâtre, musique, art plas­tique…). « Un […]

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Comment encou­ra­ger la créa­tion artis­tique avec peu de moyen ? Pour les arron­dis­se­ments qui disposent de budgets limi­tés, l’équa­tion peut vite deve­nir un casse tête.  Mais depuis l’an­née dernière, la mairie du 4e expé­ri­mente une opéra­tion sans subven­tion avec son nouvel espace de rési­dence dédiée à la créa­tion en tout genre (théâtre, musique, art plas­tique…).

« Un enri­chis­se­ment mutuel »

Le prin­cipe : mettre à la dispo­si­tion d’ar­tistes de la métro­pole, sélec­tion­nés par un jury, un local de 70 m2 situé rue Artaud. En contre­par­tie, les rési­dents mènent des acti­vi­tés parti­ci­pa­tives avec diffé­rents acteurs croix-rous­siens (école, secours popu­laires, sénior, etc.). « Un enri­chis­se­ment mutuel », souvent béné­fique dans le proces­sus de créa­tion des artistes, souligne Valé­rie Schell, adjointe à la culture à la mairie du 4.

 Et ça marche. « L’ex­pé­rience a rendu notre travail concret, témoigne Matthieu Loos, direc­teur artis­tique de la compa­gnie Combats Absurdes (photo), en rési­dence la saison dernière. Avant d’ar­ri­vée à l’Es­pace Artaud, nous avions simple­ment des idées en tête. » Au final, la compa­gnie spécia­li­sée dans l’édu­ca­tion à la paix a même pu présen­ter son spec­tacle sur la scène Studio du théâtre de la Croix-Rousse, une insti­tu­tion membre dans du jury.

Bien­tôt un studio d’en­re­gis­tre­ment ? 

Sabine Messina a quant elle pu pour­suivre l’écri­ture de son seul-en-scène La douceur, une pièce sur « comment gran­dir lorsque l’on n’a pas reçu d’amour », tout en animant des ateliers avec des écoliers de l’ar­ron­dis­se­ment. « C’était énorme : il se sont sentis inves­tis dans une mission : m’ai­der à créer. » Après une première saison qui a permis d’ac­cueillir une dizaine de compa­gnies et d’ar­tistes, l’ex­pé­rience se pour­suit en 2019/2020 avec un programme plus étoffé.

En paral­lèle, la mairie planche sur une nouvelle initia­tive : ouvrir un studio d’en­re­gis­tre­ment et de répé­ti­tion sonore dans l’ar­ron­dis­se­ment. « Nous avons un espace qui s’y prête tout à fait », explique Valé­rie Schell, sans révé­ler le lieu. Mais ce dernier projet est plus complexe et plus onéreux de par la néces­sité d’in­so­no­ri­ser la salle. L’équipe muni­ci­pale espère tout de même qu’il puisse voir le jour avant la fin du mandat, l’an­née prochaine. À suivre.

Romain Desgrand

Crédit photo : Julien Mari­gliano

 

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Quand le chat n’est pas là https://lacroixroussienne.com/2019/03/12/quand-le-chat-nest-pas-la/ https://lacroixroussienne.com/2019/03/12/quand-le-chat-nest-pas-la/#respond Tue, 12 Mar 2019 15:38:45 +0000 https://lacroixroussienne.com/?p=4851 La saison des festi­vals n’est pas encore lancée mais déjà, les « souris » s’ap­prêtent à nouveau à danser sur la colline de la Croix-Rousse. La 11e édition de l’évé­ne­ment croix-rous­sien Quand les souris dansent s’ouvre ce samedi 16 mars dès 16h30 sur l’es­pla­nade du Gros Caillou avec au programme flamenco, didge­ri­doo et autres musiques du monde […]

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La saison des festi­vals n’est pas encore lancée mais déjà, les « souris » s’ap­prêtent à nouveau à danser sur la colline de la Croix-Rousse. La 11e édition de l’évé­ne­ment croix-rous­sien Quand les souris dansent s’ouvre ce samedi 16 mars dès 16h30 sur l’es­pla­nade du Gros Caillou avec au programme flamenco, didge­ri­doo et autres musiques du monde (gratuit). Pour la suite, les rendez-vous s’en­chaî­ne­ront jusqu’au 30 mars avec, entre autre, une confé­rence gesti­cu­lée sur les addic­tions (28 mars, 19h30, mairie du 1er), un spec­tacle de danse (26 mars, 14h30, salle de la Ficelle) et toute une série de concerts sur le Plateau.

« Cette année, nous avons décidé d’as­su­mer plei­ne­ment l’es­prit du festi­val qui repose sur trois axes : les cultures émer­gentes, le handi­cap et  l’as­pect parti­ci­pa­tif », explique Chris­tophe Cerri, respon­sable des projets au sein de l’as­so­cia­tion orga­ni­sa­trice La Cocotte prod. Ainsi l’ex­po­si­tion D’autres clichés sur la santé mentale (vernis­sage 19 mars 18h, Maison des asso­cia­tions) a été réali­sée avec des patients. Sans tomber dans le compas­sion­nel et en évitant les leçons de moral, La Cocotte prod cherche ainsi à invi­ter le public à s’in­ter­ro­ger sur ses propres concep­tions et sur son rapport à la diffé­rence.

Malgré son bel ancrage dans le quar­tier, le festi­val reste « un défi à chaque édition », assure Chris­tophe Cerri. Subven­tionné à 15% par des aides publiques, l’évé­ne­ment doit faire face à une baisse des finan­ce­ments des mécènes privés. Malgré tout, une bonne partie des soirées au programme sont en accès libre. L’an­née dernière, envi­ron 2200 spec­ta­teurs ont assis­tées au festi­val.

 

Programme complet : laco­cot­te­prod.com

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À coups de litté­raire https://lacroixroussienne.com/2019/03/11/a-coups-de-litteraire/ https://lacroixroussienne.com/2019/03/11/a-coups-de-litteraire/#respond Mon, 11 Mar 2019 08:25:19 +0000 https://lacroixroussienne.com/?p=4843 Âmes sensibles s’abs­te­nir : si, pour vous, abîmer ou jeter un livre relève du sacri­lège, l’évé­ne­ment qui s’ap­prête à se déployer sur le Plateau pour­rait bien vous dérou­ter. Dans le cadre de Tu joues ou tu joues pas, la Biblio­thèque du 4e orga­nise une séance de book­figh­ting samedi 16  mars de 16 h à 18 h. Le prin­cipe : équi­pés de casque, deux concur­rents s’af­frontent […]

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Âmes sensibles s’abs­te­nir : si, pour vous, abîmer ou jeter un livre relève du sacri­lège, l’évé­ne­ment qui s’ap­prête à se déployer sur le Plateau pour­rait bien vous dérou­ter. Dans le cadre de Tu joues ou tu joues pas, la Biblio­thèque du 4e orga­nise une séance de book­figh­ting samedi 16  mars de 16 h à 18 h.

Le prin­cipe : équi­pés de casque, deux concur­rents s’af­frontent en se lançant des livres de poche « désher­bés ». À chaque touche, un point. Mais les joueurs pour­ront déci­der à tout moment de suspendre l’af­front en ouvrant un bouquin.  « Quand un joueur décide de lire un passage, le combat s’ar­rête  », explique Anne Réty, biblio­thé­caire à la Croix-Rousse. Tout un symbole.

À l’ori­gine de ce jeu déli­rant créé il y a 10 ans, l’ar­tiste Yves Duran­thon s’est inspiré du manga Combats de Yuichi Yokoyama, dans lequel le héros jette des livres sur des samou­raïs pour se défendre. Anne Réty y voit aussi l’oc­ca­sion de porter un nouveau regard sur ces objets encore souvent sacra­li­sés. 


12 rue de Cuire. Gratuit.

 

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