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Lyon 1er. Un nouveau recours contre la recon­ver­sion de l’église Saint-Bernard

Le projet de réha­bi­li­ta­tion de l’église Saint-Bernard (Lyon 1er) fait encore des vagues. Approu­vée en 2016 par la Ville de Lyon, cette grande muta­tion prévoit de trans­for­mer l’édi­fice désa­cra­lisé en espace de travail partagé avec café-restau­rant (lire ici).

Après avoir saisi en novembre 2017, le tribu­nal de grande instance de Lyon pour non-respect des volon­tés testa­men­taires du dona­teur qui avait cédé le terrain au XIXe siècle, une asso­cia­tion de catho­liques tradi­tio­na­listes vient une nouvelle fois de taper du poing sur la table. « Nous avons décidé d’as­si­gner la Ville de Lyon au tribu­nal admi­nis­tra­tif », explique Nicole Hugon, prési­dente de l’as­so­cia­tion Saint-Bernard de Lyon.

Cette nouvelle attaque fait suite au dépôt du permis de construire au cœur de l’été 2019. « Au mépris de toute attente de juge­ment par le tribu­nal de grande instance de Lyon, qui devrait abou­tir courant 2020, et suite à notre assi­gna­tion en révo­ca­tion de legs, le promo­teur Carré d’or a déposé, pendant les vacances d’été, un permis de construire, qui a été approuvé par la ville de Lyon », esti­mait ce mardi l’as­so­cia­tion.

 

Liste d’objec­tions

Pour contrer le permis, la struc­ture a dans un premier temps adressé un recours gracieux à la mairie, sans succès. Cette fois-ci, elle saisit le tribu­nal admi­nis­tra­tif en listant « plusieurs objec­tions de non-confor­mité aux légis­la­tions ou régle­men­ta­tions en cours ». Elle pointe notam­ment du doigt le manque de places de station­ne­ment, des arbres suppri­més et non rempla­cés et estime que « l’ac­cès piéton donnant sur la place Colbert ne permet pas d’as­su­rer la sécu­rité des usagers ».

Bâtie à la demande des canuts, l’église Saint-Bernard n’a jamais été ache­vée et ne possède ni parvis, ni clocher. Pour redon­ner vie au monu­ment désaf­fecté, Damien Beau­fils (Urban Project) a imaginé la créa­tion d’une tren­taine de modules de travail partagé dans les chapelles laté­rales tout en ouvrant l’église aux visi­teurs.

« Depuis des décen­nies, des projets émergent mais aucun n’est viable. Nous en avons enfin un qui permet de sauver le patri­moine, tout en le subli­mant, et qui tient la route écono­mique­ment », expliquait l’été dernier Damien Beau­fils, qui a réussi à convaincre Carré d’Or de se lancer dans l’aven­ture malgré la complexité tech­nique du dossier. Déjà retar­dée, la trans­for­ma­tion pour­rait donc encore s’éti­rer dans le temps.

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