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Lyon 1er : André Gachet candi­dat du rassem­ble­ment de gauche aux muni­ci­pales

La liste du rassem­ble­ment de gauche portée par Sandrine Runel à la mairie centrale vient de dési­gner son candi­dat pour le 1er arron­dis­se­ment. C’est André Gachet (photo), actuel conseiller d’ar­ron­dis­se­ment et métro­po­li­tain, qui va mener campagne autour de trois axes prin­ci­paux : social, parti­ci­pa­tion citoyenne et écolo­gie poli­tique.

Membre de la majo­rité en place, il fait partie des élus qui ont pris leur distance avec la maire, Natha­lie Perrin-Gilbert, en mars 2018 quit­tant le mouve­ment cofondé par la cheffe de l’exé­cu­tif pour se retrou­ver autour de l’as­so­cia­tion La Manu­fac­ture de la Cité.  

« Nous avons parti­cipé à ce mandat et conti­nuons à le faire, même sans délé­ga­tions, explique le candi­dat. Toute une série de choses posi­tives a été réali­sée notam­ment avec la créa­tion du conseil d’ar­ron­dis­se­ment des enfants et du conseil des aînés. Cette expé­rience là nous a aussi donné envie d’al­ler plus loin notam­ment sur la ques­tion de la parti­ci­pa­tion car nous consta­tons qu’il y a des chaî­nons manquants, par exemple, au niveau des jeunes ». L’équipe envi­sage ainsi de créer un conseil local des jeunes compo­sés de collé­giens et de lycées. 

 

Urba­nisme tran­si­toire.

Autre thème de prédi­lec­tion : l’uti­li­sa­tion des loge­ments et des locaux vacants. « C’est un des manques de notre mandat, conçoit André Gachet.  J’avais essayé dès le début d’avoir une discus­sion avec la Ville sur les locaux vacants mais, comme nous étions dans une ambiance de tensions extrêmes, cela n’a pas fonc­tionné. Je veux remettre ce sujet sur le tapis, car c’est impor­tant. L’idée est la suivante : lorsque des locaux sont vacants pour une période indé­ter­mi­née, il faut, bien entendu, travailler sur l’objec­tif à long terme mais, en atten­dant, il faut aussi utili­ser ces lieux en lien avec les besoins du quar­tier. » 

Après un mandat dans l’op­po­si­tion avec l’Hô­tel de Ville et la Métro­pole, la tête de liste entend par ailleurs impul­ser un nouveau souffle à la mairie du 1er.  « Une mairie d’ar­ron­dis­se­ment est une mairie de proxi­mité. Ce qui est impor­tant c’est de créer les condi­tions pour que l’ex­pres­sion des soucis plus indi­vi­dua­li­sés vienne prendre place dans des ques­tions d’enjeux collec­tifs », estime André Gachet. 

 

« Il faut accep­ter l’idée d’être une force de propo­si­tion »

« On est conscient de ne pas être un lieu de déci­sion et il faut accep­ter l’idée d’être une force de propo­si­tion, force qui ne peut pas être canton­née “idéo­lo­gique­ment”, lâche-t-il en réfé­rence à la maire sortante, Natha­lie Perrin-Gilbert.  Bien sûr, c’est impor­tant de porter des valeurs. Mais c’est bien les soucis quoti­diens qu’il faut essayer de faire remon­ter. Et cela passe par le dialogue avec les citoyens et les lieux de déci­sion. Dialogue qu’il manque aujourd’­hui. Faire un compro­mis, ce n’est pas se compro­mettre. »

De son côté, Natha­lie Perrin-Gilbert se montre parti­cu­liè­re­ment critique envers ce rassem­ble­ment de gauche qui fait de la concur­rence à son propre mouve­ment Lyon en commun, offi­ciel­le­ment soutenu par la France insou­mise. 

« Je ne sais pas si on peut se rassem­bler derrière une candi­date qui a parrainé Emma­nuel Macron. C’est le cas de Sandrine Runel.  Je n’ai pas l’im­pres­sion que M. Macron soit à gauche », a-t-elle lancé mardi dernier lors de la confé­rence de presse de présen­ta­tion de ses têtes de liste (lire ici). 

Une présen­ta­tion d’une partie de la liste conduite par André Gachet et de quelques propo­si­tions aura lieu ce dimanche 19 janvier à 18h30 au bar l’Atmo (9 Montée des Carmé­lites).

R.D.

Un commentaire

  1. delorme says:

    Monsieur et votre équipe,
    Comme à chaque élection, tous les candidats et candidates ont de beaux projets. Mais il y a l’actualité. Pourquoi ne pas faire une action, quitte à vous faire de la publicité dessus.
    Il y a une épicerie sociale et solidaire, rue des Capucins, qui existe depuis un certain temps. C’est un vrai lieu d’accueil, de réseau, et d’aide aux personnes qui vivent avec moins de 7 euros par jour, une fois que ces personnes ont tout payé.
    C’est surtout un lieu de respect, ce qui mérite d’être dit, car cela n’existe pour ainsi dire, plus. 
    Elle va fermer car les subventions ne sont pas arrivées à temps. En plus des adhérents à cette association qui de dépourvus, vont se trouver dans une situation de crise, c’est quelques emplois à temps partiel également, qui vont sauter.
    Faites un buzz, Monsieur, et faites que cette épicerie soit sauvée. Il y a des choses qui méritent qu’on se batte pour elle.

    Merci pour votre action pour cette épicerie.
    Bien cordialement


    Claudie

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