Mon quartier au quotidien


Muni­ci­pales. Qui est Myriam Fogel-Jedidi, la candi­date de droite à la mairie du 1er ?

Son nom a fait le tour de la ville en novembre dernier lorsqu’elle a sauvé un homme de la noyade en pleine campagne de terrain sur les berges du Rhône, se hissant de façon spec­ta­cu­laire à l’amarre d’un bateau. Pour beau­coup de Lyon­nais, Myriam Fogel-Jedidi était jusqu’a­lors une incon­nue. Avec la vidéo de son sauve­tage, cette habi­tante des Pentes a fait une entrée remarquée sur la scène média­tique. Seule élue de droite du 1er arron­dis­se­ment, la conseillère d’op­po­si­tion a récem­ment été choi­sie par Étienne Blanc (LR) pour tenter de s’im­po­ser à la mairie de la place Satho­nay, ancrée bien à gauche.

Depuis plusieurs semaines, Myriam Fogel-Jedidi arpente le quar­tier pour sonder les habi­tants, les commerçants et les acteurs du terri­toire. « Nous sommes dans une phase d’écoute active pour construire un projet en phase avec la réalité du terrain  », explique celle qui assure avoir vu le 1er arron­dis­se­ment évoluer au cours des dernières années. « Je constate une dégra­da­tion de la sécu­rité dans certains endroits, de la propreté et des nuisances sonores », pour­suit l’élue, convain­cue par les mesures d’Étienne Blanc qui propose le triple­ment des camé­ras et le double­ment des effec­tifs de la police muni­ci­pale.

 

Sur une île avec une tronçon­neuse

Repé­rée par le candi­dat à l’Hô­tel de Ville grâce à son « esprit d’ou­ver­ture », Myriam Fogel-Jedidi est parve­nue à colla­bo­rer avec la maire Natha­lie Perrin-Gilbert, impul­sant un projet de bac à jeux pour les assis­tantes mater­nelles au sein du parc Bodin-Magne­val. « Pour moi, le premier enjeu de la poli­tique est celui des habi­tants. Je suis là pour les repré­sen­ter et porter leurs messages. Il faut savoir travailler ensemble, sinon on ne fait rien. » Mais elle a aussi su marquer son oppo­si­tion, notam­ment au sujet de l’école Michel-Servet, qu’elle propose de trans­fé­rer dans un bâti­ment à proxi­mité, moins exposé à la pollu­tion.

Tous les ans, Myriam Fogel-Jedidi s’exile quatre semaines en famille sur une île finlan­daise, sans eau courante et sans élec­tri­cité. Sur place, l’élue gère quatre hectares de forêt, tronçon­neuse en main. « J’ai besoin de cette coupure avec la société de consom­ma­tion, explique-t-elle. Cela me permet de me retrou­ver et me concen­trer sur l’es­sen­tiel ».

 

Bio express :

Finno-tuni­sienne, Myriam Fogel-Jedidi (42 ans) vit dans le 1er arron­dis­se­ment depuis 15 ans. Respon­sable d’ex­ploi­ta­tion immo­bi­lière pour une grande entre­prise, elle est deve­nue conseillère d’op­po­si­tion dans le 1er en 2017, en rempla­ce­ment de Jean-Baptiste Monin qui avait démis­sionné pour raison profes­sion­nelle. Elle a été 9e cham­pionne de France de judo, et a pratiqué le hand­ball, l’ath­lé­tisme, la gym ou encore la danse.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *