Mon quartier au quotidien


Ces voisins venus d’ailleurs

Jusqu’au 6 septembre, Antoine Saillard (CMTRA) présente l’ex­po­si­tion D’ailleurs, nous sommes voisins en mairie du 1er. 

Ce sont des visages connus, des traits fami­liers. Mous­ta­pha, Xin, Janua­rio…Tous viennent d’un autre pays mais ont fait leur nid dans le quar­tier. Par hasard, par choix, par contrain­te… Il n’est pas rare de les croi­ser en déva­lant les Pentes. Mais qui connaît vrai­ment leur histoire ?

Pendant tout l’été, sept person­na­li­tés du 1er arron­dis­se­ment sont mises en lumière en mairie au travers d’une expo­si­tion sonore et photo­gra­phique. « Cette série de portraits n’a pas la préten­tion d’être repré­sen­ta­tive de la socio­lo­gie du quar­tier mais elle montre la diver­sité des parcours de migra­tion et permet de mettre en rela­tion des récits anciens ou récents, faciles ou complexes », explique Antoine Saillard (photo), auteur de l’ex­po­si­tion et chargé de docu­men­ta­tion sonore au Centre des Musiques Tradi­tion­nelles Rhône Alpes.

L’as­so­cia­tion a été solli­cité par la mairie du 1er pour créer D’ailleurs, nous sommes voisins qui s’ins­crit dans la program­ma­tion cultu­relle Migra­tions d’hier à aujourd’­hui lancée l’an­née dernière (confé­rence, spec­tacle, etc.). 

 

« Un récit posi­tif ».

« Ces habi­tants qui contri­buent à la vie du 1er restent souvent invi­sibles, souligne Guillaume Dupey­ron, direc­teur de cabi­net de la maire du 1er. Nous souhai­tions les mettre en avant, montrer que ces gens apportent une richesse incroyable sur le terri­toire et livrer un récit posi­tif sur la migra­tion, sujet qui, au niveau poli­tique et média­tique, est souvent abordé comme un problème ».

Le tout en restant ancré dans la réalité. Le CMTRA a ainsi choisi de mettre en avant des histoires récentes comme avec Alhas­san et Moha­med, deux mineurs isolés qui ont traversé diffé­rentes procé­dures pour prou­ver leur mino­rité ou encore Adela, mère de famille arri­vée de Rouma­nie en 2015 qui vit dans un camion avec sa fille.  « L’idée était aussi de rendre visible des migra­tions précaires et d’évoquer ce que le quar­tier peut rece­ler en termes de soli­da­rité mais aussi d’ex­clu­sion », ajoute Antoine Saillard. Après l’été, les portraits pour­raient s’ex­por­ter dans d’autres lieux de l’ar­ron­dis­se­ment. 

 

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