Mon quartier au quotidien


Rue Burdeau : Les séri­graphes vont-ils rempla­cer les gale­ristes ?

Que se passe-t-il rue Burdeau ?  Celle que l’on surnomme souvent « la rue des gale­ries » semble en pleine muta­tion. Petit à petit, plusieurs marchands d’art baissent le rideau. Eliza­beth Coutu­rier est fermée depuis quelques mois, la gale­rie Néon, est à louer, et tout récem­ment, Paul Ripoche, installé depuis moins d’un an, vient d’ar­rê­ter son acti­vité. Démé­na­ge­ment, choix person­nel, manque de moyens…

« Les raisons de ces ferme­tures sont diverses », constate Paul Ripoche qui lui n’est pas parvenu à faire décol­ler son acti­vité et a préféré couper court avant le « naufrage absolu ». « Cela reste très compliqué de tenir une gale­rie à Lyon sans finan­ce­ment à côté », souligne-t-il.

Mais, en paral­lèle, les artistes séri­graphes ont le vent en poupe. Faci­le­ment acces­sible, cette tech­nique déri­vée du pochoir est déjà présente dans la rue notam­ment grâce à l’ate­lier Unique en Série qui livre des cours, mais aussi via la jour­née Sur les pavés…la séri­gra­phie orga­ni­sée chaque prin­temps.

Vers une ambas­sade de la séri­gra­phie ?

« Il y a un réel dyna­misme », témoigne PapyArt, président de Raclettes party, l’as­so­cia­tion orga­ni­sa­trice de l’évé­ne­ment. « La rue Burdeau va-t-elle deve­nir la rue de la séri­gra­phie? », inter­roge-t-il. L’ar­tiste croix-rous­sien cite l’ou­ver­ture de Kufu, spécia­liste des produits upcy­clés qui décline des versions séri­gra­phiées et l’ar­ri­vée des dessi­na­teurs de l’ate­lier Souviens Ten-Zen (STZ). Une ébul­li­tion qui l’ins­pire.

Son projet : ouvrir une Ambas­sade de la séri­gra­phie dans le local du 27 rue Burdeau situé sous les esca­liers de la place Char­don­net. « Il y a telle­ment d’ar­tistes qui n’ont pas de lieu pour expo­ser, des jeunes d’un peu partout qui méritent d’être connus ». Propriété de la Ville, cet espace est vide depuis plusieurs années et dégradé. « J’étais prêt à le louer en l’état. Après tout, le côté destroy va avec l’es­prit des Pentes », assure PapyArt dans l’es­poir de convaincre bien­tôt l’Hô­tel de Ville.

 

En photo : L’ar­tiste PapyArt veut reprendre le local de l’an­cienne gale­rie La salle de bain pour créer une Ambas­sade de la séri­gra­phie.

 

Retrou­vez chaque semaine 4 pages dédiées au Plateau et aux Pentes de la Croix-Rousse dans l’édi­tion La Croix-Rous­sienne de Tribune de Lyon.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *