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Raphaël Giaïmo, le géant à l’âme d’ar­tiste

Ancien basket­teur profes­sion­nel, Raphaël Giaïmo a mis fin à sa carrière spor­tive pour s’of­frir un nouveau départ à la Croix-Rousse. Délais­sant le ballon, ce colosse de plus de deux mètres ouvre en mai son premier salon de tatouage sur le cours d’Her­bou­ville. Rencontre.

Avec ses 2m10, ses 120 kg et sa poignée de main musclée, Raphaël Giaïmo en impose d’en­trée de jeu. Mais au-delà de ses mensu­ra­tions et de son look de bad boy, le gaillard presque tren­te­naire révèle rapi­de­ment une sensi­bi­lité sincère en reve­nant sur son parcours, de son premier tatouage à 15 ans —  Michael Jordan et un ballon sur l’épaule droite — à sa nouvelle vie au pied de la colline.

« J’ai consa­cré la majeure partie de ma vie au basket », explique celui qui a quitté le cocon fami­lial à 14 ans pour inté­grer un centre de forma­tion. Après un passage deux ans aux États-Unis, il joue dans diffé­rents clubs à travers l’Hexa­gone, en équipe de France 3×3 et en équipe de France mili­taire.

« Père spiri­tuel »

En 2012, à Tarbes, son chemin croise celui du tatoueur Doom chargé d’en­crer son bras droit. « On s’est lié d’ami­tié. À la base, pour­tant, rien ne prédi­sait qu’un punk breton d’une soixan­taine d’an­nées et un jeune marseillais basket­teur et fan de hip-hop deviennent amis. À la fin du tatouage, il a utilisé l’argent que je lui ai donné pour m’of­frir mon maté­riel ». Initié à l’ai­guille par ce « père spiri­tuel », Raphaël qui a lui-même long­temps dessiné et graffé, commence à tatouer en paral­lèle du sport. Après une décep­tion dans un club de Sicile l’été dernier et une problème de santé, il décide fina­le­ment de se consa­crer entiè­re­ment au tatouage à Lyon, ville qu’il a pu décou­vrir quand il jouait à Pont-de-Chéruy.

Au 20 cours d’Her­bou­ville (dans l’an­cien local de l’Ate­lier de dessi­na­teurs One Shot, aujourd’­hui situé rue Imbert Colo­mès), son salon Graph ink devrait aussi se trans­for­mer en « lieu de vie » avec expo­si­tion artis­tique et présence de pres­ta­taires éphé­mères. « J’ai­me­rais, par exemple, faire appel à un barbier ou à un dessi­na­teur qui puisse person­na­li­ser chaus­sures et vête­ments », explique l’ar­tiste. Quant à son style à lui, Raphaël affec­tionne notam­ment le semi-réalisme et… la finesse des traits. « Ce qui peut paraître inat­tendu lorsque l’on me voit, plai­sante l’ar­tiste. Mais j’aime surprendre. »

 

Bio Express

29 ans. Raphaël Giaïmo est né à Mari­gnane (Bouches-du-Rhône). Il a commencé à jouer au basket à l’âge de 4 ans puis a inté­gré un centre de forma­tion à 14 ans avant de s’illus­trer dans diffé­rents clubs. Il est père d’une fille de 6 ans.

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