Mon quartier au quotidien


Gaïa, le coffee shop éco-respon­sable

C’est la nouvelle adresse éthique et tendance du Plateau : Gaïa Coffee­house a ouvert en avril au 5 rue de Nuits. Dans ce temple dédié au zéro déchet, tout a été pensé pour réduire au maxi­mum l’im­pact de l’hu­main sur la planète. Derrière cette initia­tive, les deux tren­te­naires Meryl Manti et Julie Bonnet redoublent de bonne humeur pour faire vivre leurs convic­tions. 

Comment rester insen­sible face à cette éner­gie débor­dante ? Rencon­trer Julie Bonnet et Meryl Manti est avant tout une expé­rience. Les asso­ciées à la joie de vivre commu­ni­ca­tive cumulent, à elles deux, un flori­lège de compé­tences qu’une seule page de votre hebdo­ma­daire préféré ne suffi­rait pas à résu­mer : masseuse, mana­ger de restau­rant, coach de vie, pâtis­sière, sophro­lo­gue… Et c’est cette richesse accu­mu­lée au gré de leurs multiples vies que les deux complices veulent expri­mer avec Gaïa qui est, à notre sens, un concept en soi bien plus qu’un énième coffee shop.

C’est après un travail intros­pec­tif et un voyage initia­tique dans le Paci­fique que Meryl et Julie — qui ont déjà créé ensemble Lcoachs, un service déve­lop­pe­ment person­nel — on décidé de se lancer un nouveau défi. Dans ce bel espace de plus de 100 m2 aux pierres appa­rentes, elles ont imaginé « un lieu de vie » orga­nisé en plusieurs ambiances : salon inti­miste, espace de travail, grande tablée, coin kids-friendly… Ici, la quasi tota­lité des aména­ge­ments a été créé grâce à de la récu­pé­ra­tion.

Car chez Gaïa rien ne se perd, tout se trans­forme. Le lieu se veut une sorte de labo­ra­toire éco-respon­sable éduca­tif pour prou­ver qu’il est possible de consom­mer autre­ment. Pour aller au bout de leur démarche, les croix-rous­siennes ont trié sur le volet leurs four­nis­seurs, analy­sant leur méthode de travail et requé­rant des livrai­sons exclu­si­ve­ment en vrac. « Pour nous, c’est incon­ce­vable de propo­ser du bio emballé dans du plas­tique. C’est un total contre­sens ! », expliquent-elle.

Ateliers et séances de sport. 

Mais pas ques­tion de faire des leçons de morale. « On ne veut pas culpa­bi­li­ser mais accom­pa­gner, expliquer, montrer comment on peut agir concrè­te­ment dans sa vie de tous les jours sans se mettre la pres­sion. » Côté cuisine, Meryl qui est issue d’une famille d’agri­cul­teurs, mijote des plats végé­ta­riens, majo­ri­tai­re­ment bios et vegans, avec des produits frais et de saisons (lunch en semaine et brunch le week-end).

Gaïa accueillera aussi diffé­rents ateliers éduca­tifs, comme avec l’as­so­cia­tion Zéro déchet lyon, des séances de sport enca­drés par Julie, des expos, et des événe­ments à l’image du défilé éthique prévu le 25 avril à 20h30.

« On a envie de faire partie de ces femmes qui, en 2019, veulent de faire chan­ger les choses, conclut Julie. Dans dix ans, on veut regar­der en arrière et se dire qu’on est fières d’avoir été là quand le chan­ge­ment à commen­cer. »

Romain Desgrand

 

Bio Express

Origi­naire du Var, Meryl Manti (photo à gauche) a 31 ans. Après une licence à l’école hôte­lière Vatel, elle a inté­gré l’Idrac pour un master en gestion d’en­tre­prise. Elle a déjà dirigé diffé­rents restau­rants et est aussi coach de vie, spécia­li­sée dans l’ali­men­ta­tion instinc­tive. 

Origi­naire de la Drôme, Julie Bonnet (photo à droite) a 32 ans. Mordue de sport (hand, danse, course, boxe, etc.) elle est aussi coach de fitness et de muscu­la­tion.

Leur favori

L’Es­pla­nade de la Grande-Côte

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *