Mon quartier au quotidien


Fort de son succès, l’Es­pace Artaud conti­nue d’ac­com­pa­gner les artistes

Comment encou­ra­ger la créa­tion artis­tique avec peu de moyen ? Pour les arron­dis­se­ments qui disposent de budgets limi­tés, l’équa­tion peut vite deve­nir un casse tête.  Mais depuis l’an­née dernière, la mairie du 4e expé­ri­mente une opéra­tion sans subven­tion avec son nouvel espace de rési­dence dédiée à la créa­tion en tout genre (théâtre, musique, art plas­tique…).

« Un enri­chis­se­ment mutuel »

Le prin­cipe : mettre à la dispo­si­tion d’ar­tistes de la métro­pole, sélec­tion­nés par un jury, un local de 70 m2 situé rue Artaud. En contre­par­tie, les rési­dents mènent des acti­vi­tés parti­ci­pa­tives avec diffé­rents acteurs croix-rous­siens (école, secours popu­laires, sénior, etc.). « Un enri­chis­se­ment mutuel », souvent béné­fique dans le proces­sus de créa­tion des artistes, souligne Valé­rie Schell, adjointe à la culture à la mairie du 4.

 Et ça marche. « L’ex­pé­rience a rendu notre travail concret, témoigne Matthieu Loos, direc­teur artis­tique de la compa­gnie Combats Absurdes (photo), en rési­dence la saison dernière. Avant d’ar­ri­vée à l’Es­pace Artaud, nous avions simple­ment des idées en tête. » Au final, la compa­gnie spécia­li­sée dans l’édu­ca­tion à la paix a même pu présen­ter son spec­tacle sur la scène Studio du théâtre de la Croix-Rousse, une insti­tu­tion membre dans du jury.

Bien­tôt un studio d’en­re­gis­tre­ment ? 

Sabine Messina a quant elle pu pour­suivre l’écri­ture de son seul-en-scène La douceur, une pièce sur « comment gran­dir lorsque l’on n’a pas reçu d’amour », tout en animant des ateliers avec des écoliers de l’ar­ron­dis­se­ment. « C’était énorme : il se sont sentis inves­tis dans une mission : m’ai­der à créer. » Après une première saison qui a permis d’ac­cueillir une dizaine de compa­gnies et d’ar­tistes, l’ex­pé­rience se pour­suit en 2019/2020 avec un programme plus étoffé.

En paral­lèle, la mairie planche sur une nouvelle initia­tive : ouvrir un studio d’en­re­gis­tre­ment et de répé­ti­tion sonore dans l’ar­ron­dis­se­ment. « Nous avons un espace qui s’y prête tout à fait », explique Valé­rie Schell, sans révé­ler le lieu. Mais ce dernier projet est plus complexe et plus onéreux de par la néces­sité d’in­so­no­ri­ser la salle. L’équipe muni­ci­pale espère tout de même qu’il puisse voir le jour avant la fin du mandat, l’an­née prochaine. À suivre.

Romain Desgrand

Crédit photo : Julien Mari­gliano

 

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