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Elles sont Pimpantes au Village des créa­teurs

Au cœur du Village des créa­teurs, Sandrie Pinçon et Malika Fontaine ont ouvert en septembre dernier Pimpantes, un atelier fleu­riste nouvelle géné­ra­tion. En plus de diffé­rents services desti­nés aux entre­prises, elles proposent chaque semaine des ateliers théma­tiques pour décou­vrir les dernières tendances en matière d’art floral.


Leurs regards s’illu­minent lorsqu’on leur demande ce qu’elles aiment dans leur métier. «   Dès que l’on touche une fleur, on oublie tou t   », sourit Sandrie Pinçon qui balaie d’un revers les contraintes souvent atta­chées à la profes­sion : travailler debout, dans le froid, les jours de fêtes, etc. «  On se concentre juste sur le plai­sir de créer.  »


Malika Fontaine aime la cléma­tite, une fleur sauvage qui lui rappelle le jardin de sa grand-mère. Sandrie Pinçon, dont le travail a déjà été couronné de plusieurs titres, préfère les fleurs simples, comme l’ané­mone et la tulipe, qui se suffisent à elles-mêmes.

Après avoir exercé en boutique – où elles se sont rencon­trées –, les deux amies ont uni l’an­née dernière leurs person­na­li­tés, diffé­rentes mais complé­men­taires, pour créer leur propre busi­ness en seule­ment quelques mois. Le tout en parve­nant, au passage, à décro­cher une place au Village des créa­teurs, incu­ba­teur situé au cœur des Pentes. C’est donc sur les chapeaux de roues que naît Pimpantes.

Séchées et sous cloche. «  On a beau­coup aimé courir pour les autres. Mais c’est telle­ment bien de courir pour soi.   » Et leur nouvelle course s’an­nonce forcé­ment diffé­rente. Exit la tradi­tion­nelle boutique avec pignon sur rue. Dans leur atelier inti­miste lové au premier étage du Village, Malika et Sandrie mettent une bonne partie de leur créa­ti­vité aux services des profes­sion­nels. «  Il y a un vrai besoin en termes d’image pour appor­ter du dyna­misme, de la fraî­cheur   », assure les jeunes femmes qui travaillent déjà avec plusieurs entre­prises et de grands musées lyon­nais.


En respec­tant toujours le rythme des saisons, elles sont à l’af­fût des dernières tendances qu’elles font décou­vrir lors d’ate­liers créa­tifs hebdo­ma­daires pour parti­cu­liers (entre 35 et 45 euros l’ate­lier : terra­rium, koke­dama, couronne mura­le…). N’en déplaise aux adeptes du feng shui, la mode est réso­lu­ment aux fleurs séchées en bouquet ou en compo­si­tion sous cloche, tout comme leur dernière collec­tion en vente dans plusieurs boutiques de la Croix-Rousse (Bohmen, Gloriet­te…).

Une acti­vité de four­nis­seur qu’elles comptent bien déve­lop­per dans les prochains mois, même si les deux amies restent parti­cu­liè­re­ment secrètes sur leurs projets. Vous pour­rez toujours les rencon­trer en vous rendant au Prin­temps des Docks, du 22 au 24 mars à la Sucrière.

 

Bio Express
Origi­naire de Bretagne, Sandrie Pinçon (à gauche) a 27 ans. Fleu­riste depuis 12 ans, elle a été Meilleure appren­tie de Bretagne en 2011, puis Meilleure fleu­riste de Londres et du sud de l’An­gle­terre en 2012.

Née à Aix-les-Bains, Malika Fontaine (à droite) a 30 ans. Fleu­riste depuis 10 ans, elle a rejoint l’uni­vers végé­tal après un début d’étude en socio­lo­gie. Elle est aujourd’­hui Maître arti­san fleu­riste.

19 rue René-Leynaud (1er étage). pimpantes.com

Leur spot favori
Traboule Kitchen, 19 rue René-Leynaud, pour «  les desserts à tomber. »

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