Mon quartier au quotidien


«  On veut faire rire avec des histoires qui ont du sens  »

Passion­nées par les planches, Anne-Marie Potel et Élina Barguil ont ouvert en septembre dernier Au Rikiki, un café-théâtre dans les Pentes. De la scène à la cuisine en passant par l’éclai­rage, ces deux amies croix-rous­siennes pleines d’éner­gie s’at­tèlent à faire vivre de A à Z ce nouveau lieu dédié à l’hu­mour, à l’émo­tion et au partage.

 

L’une est bavarde et orga­ni­sée. L’autre plutôt obser­va­trice, cultive une âme sensible d’ar­tiste. A priori, rien ne semblait rassem­bler Anne-Marie Potel et Élina Barguil. Rien hormis un amour infaillible pour la scène et une amitié touchante.

Ligé­riennes d’ori­gine (ne le répé­tez pas), les deux tren­te­naires se sont rencon­trées à Lyon alors qu’elles étaient étudiantes. Ensemble, elles ont fait leurs premiers pas dans un cours de théâtre puis ont créé, en 2012, avec d’autres élèves, La Compa­gnie des Affreux. C’est donc natu­rel­le­ment main dans la main que ces deux sympa­thiques acolytes ont décidé de vivre de leur passion en repre­nant le café-théâtre Les Vedettes, rue de l’An­non­ciade.

Dans cette salle de 70 places — ce qui n’est pas si petit — l’am­biance est volon­tai­re­ment tami­sée et inti­miste. Au fond, un autre espace fait à la fois office de bar, cuisine, salle à manger et, acces­soi­re­ment, de bureau. Depuis quelques mois, les deux amies œuvrent sans relâche pour faire vivre leur projet, jouant sur tous les tableaux : l’ad­mi­nis­tra­tion, la comp­ta­bi­lité, l’ac­cueil, la cuisine, l’éclai­rage jusqu’à parfois jouer elles-mêmes la comé­die.

Bien plus qu’un théâtre. Si leur troupe est aujourd’­hui en rési­dence au théâtre, le Rikiki accueille surtout des compa­gnies exté­rieures, amateurs ou profes­sion­nelles. Ainsi, le «  seul en scène » Mathilde, récit d’une tren­te­naire qui cherche un sens à sa vie, est actuel­le­ment à l’af­fiche, avant que Chair de poule, une comé­die horri­fique, ne prenne la relève de février à mars. «  On essaie de sélec­tion­ner des spec­tacles qui font rire mais qui ont aussi du sens  », expliquent les deux direc­trices.

Ouvert deux heures avant les repré­sen­ta­tions, le théâtre aspire aussi à deve­nir un lieu de rencontres et d’échanges avec son bar et ses plats maison (cuisine locale, planches, tartines, rouleau de prin­temps, etc.) qu’Anne-Marie prépare pendant qu’É­lina s’af­faire à la billet­te­rie. En mars, le Rikiki donnera le coup d’en­voi de la première édition de son festi­val Histoires de femmes (one woman show, spec­tacle d’im­pro­vi­sa­tion, conte…) avec un tarif unique (12  euros).

Et cet automne, les deux direc­trices monte­ront ensemble sur leur propre scène. « C’est l’his­toire d’une rencontre et de comment deux personnes aux carac­tères oppo­sés peuvent s’in­fluen­cer dans le bon sens et se faire évoluer et gran­dir », souligne Anne-Marie, la plus volu­bile. Écrite spécia­le­ment pour elles, la pièce inti­tu­lée Comme des sœurs s’an­nonce comme une belle méta­phore de leur compli­cité.

 

 

Bio Express
Élina Barguil (photo à gauche), 34 ans, a été cadreuse puis mana­geuse chez UGC. Anne-Marie Potel (photo à droite), 32 ans, a travaillé dans le tourisme d’af­faire et a été guide accom­pa­gna­trice.

Le théâtre Au Rikiki, 11 rue de l’An­non­ciade, propose aussi des spec­tacles jeunesse pendant les vacances scolaires.

Ouvert du mercredi au samedi.

auri­kiki.com

Leur spot favori
À Chacun sa tasse, 2 rue du Grif­fon, pour Élina.
Le marché de la Croix-Rousse le week-end, pour Anne-Marie.

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