Mon quartier au quotidien


La Mec veut promou­voir le «  déve­lop­pe­ment raison­nable   » 

Soutenu par la mairie du 1er, le projet de maison dédiée au « déve­lop­pe­ment raison­nable » s’est installé en 2017 dans la maison Kourouma.

Il faut grim­per en haut de la colline pour accé­der à cette bâtisse du XIXe  siècle lovée au cœur du jardin des Char­treux. Il y a quelques années, sous l’im­pul­sion de plusieurs habi­tants, la mairie du 1er a décidé de réha­bi­li­ter les lieux pour créer un nouveau «  temple  » dédié au déve­lop­pe­ment respon­sable : la Mec (Maison de l’éco­no­mie circu­laire).

Peu importe le jour où vous vous y rendrez, vous aurez de grandes chances d’y trou­ver une belle éner­gie. Le rez-de-chaus­sée, muni d’un bar et d’une «  zone de gratuité   », accueille régu­liè­re­ment des ateliers et des confé­rences et l’étage héberge les bureaux d’une dizaine d’as­so­cia­tions. «  C’est un projet initié par les citoyens, pour les citoyens, résume Léna Triou­laire, char­gée d’ani­ma­tion à l’Ate­lier soudé, l’une des asso­cia­tions membres. En oppo­si­tion à l’éco­no­mie linéaire, nous tentons de créer une boucle vertueuse : on propose de réuti­li­ser ses vieux vête­ments pour faire des cous­sins ou des pochettes, ou d’ap­prendre à utili­ser un lombri­com­pos­teur. »

Expo et festi­val. La Mec cherche aussi à s’ou­vrir sur l’ex­té­rieur en accueillant des expos d’ar­tistes locaux, en créant ses propres projets à l’ins­tar du Festi­val R (répa­rer, recy­cler, rédui­re…) lancé l’été dernier, et en menant des actions sociales, notam­ment auprès des migrants et des réfu­giés. «  L’image de hippies-bobos-écolos nous colle souvent à la peau, conçoit Léna. Mais nous sommes bien plus que cela et nous voulons aussi toucher un public qui n’est pas encore sensi­bi­lisé à cette théma­tique.  »

Le mieux, pour faire le premier pas, est encore de parti­ci­per à l’une des jour­nées théma­tiques comme celle du samedi 26  janvier sur l’in­for­ma­tique libre. «  À terme, nous aime­rions que les citoyens s’em­parent du lieu, viennent frap­per à la porte, orga­nisent des débats, conclut Léna Triou­laire. L’idée est de faire de la Mec un outil pour lancer des initia­tives et permettre aux habi­tants de se rencon­trer. »

 

 

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