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Conflit en mairie du 1er : des adjoints de Perrin-Gilbert inter­pellent le Préfet

Ce mercredi soir, le conseil d’ar­ron­dis­se­ment de la mairie du 1er risque d’être encore plus tendu que d’ha­bi­tude. Les six élus de la Manu­fac­ture de la Cité qui ont quitté le mouve­ment poli­tique de Natha­lie Perrin-Gilbert l’an­née dernière (lire ici), viennent en effet de faire appel au préfet du Rhône face à l’en­li­se­ment de la crise qui agite l’ar­ron­dis­se­ment depuis de nombreux mois.

Pour résu­mer : l’or­ga­ni­sa­tion du conseil reste la même — personne n’a pour l’ins­tant démis­sionné — et, en public, les élus tentent au mieux de faire bonne figure. Mais en coulisses, la guerre est ouver­te­ment décla­rée. NPG a même porté plainte contre l’un de ses adjoints pour diffa­ma­tion pour des propos tenus en confé­rence de presse (lire ici).

 

« Nous sommes réduits aux rôles de figu­rants »

Et les rapports ne s’ar­rangent pas. «  Nous esti­mons être empê­chés dans l’exer­cice de nos délé­ga­tions, estime Arthur Remy, 1er adjoint. Certains élus conservent leurs dossiers mais d’autres ne sont plus tenus infor­més des rendez-vous avec la Ville et des éléments qui sont discu­tés avec les services. Nous sommes réduits aux rôles de figu­rants. On ne peut plus gérer nos dossiers ! »

En début de semaine, une réunion avec l’en­semble de la majo­rité s’est tenue pour tenter d’éta­blir de nouvelles bases pour la dernière année du mandat. « L’objec­tif n’était pas de régler les conten­tieux rela­tion­nels mais d’ar­ri­ver à travailler ensemble, de trou­ver un mode de fonc­tion­ne­ment effi­cient pour les mois à venir aux profits des habi­tants du 1er. Mais Natha­lie Perrin-Gilbert a manqué l’op­por­tu­nité, regrette Arthur Remy. Elle a tenté d’ob­te­nir un enga­ge­ment de notre part sur l’usage des réseaux sociaux. Nous n’avons pas compris le rapport. »

 

Plus de votes

Sans issue directe, les Manu­fac­tu­riers — qui sont aujourd’­hui les plus nombreux au sein de la majo­rité — ont donc adressé un cour­rier au Préfet pour lui deman­der d’éva­luer la situa­tion en mairie du 1er. Et, en atten­dant que les lignes bougent, ils ont décidé de ne plus prendre part aux déci­sions du conseil d’ar­ron­dis­se­ment. « Comment se pronon­cer quand on n’est pas inclus dans les discus­sions qui nous concernent  », ques­tionne Arthur Remy. L’an­nonce tombe mal pour NPG car le conseil doit donner ce soir son avis sur l’in­ven­taire des équi­pe­ments de proxi­mité de l’ar­ron­dis­se­ment. Or, ce dossier lui est parti­cu­liè­re­ment cher puisqu’elle milite depuis des années pour qu’il soit à l’ordre du jour (lire notre dossier La révolte des maires d’ar­ron­dis­se­ment).

En juin 2017, la maire a même porté plainte contre la Ville au tribu­nal admi­nis­tra­tif de Lyon pour non respect de la loi de décen­tra­li­sa­tion Paris-Lyon-Marseille (la déci­sion de justice n’a toujours pas été rendue, ndlr). « La Ville de Lyon devrait réali­ser chaque année un inven­taire des équi­pe­ments de proxi­mité, sur la base duquel le budget des arron­dis­se­ments est établi. C’est le cas à Paris, où cette démarche est une forma­lité. Lyon, elle, n’a pas réac­tua­lisé son inven­taire depuis 1983 », avait expliqué l’édile l’an­née dernière. Mais ce soir, les anciens proches de NPG reste­ront silen­cieux. La petite victoire devrait avoir un goût amer.

Contacté, l’en­tou­rage de la maire du 1er n’a pas encore répondu à nos solli­ci­ta­tions.

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