Mon quartier au quotidien


Dans le jardin secret de Céline Boche­reau

Instal­lée en haut des Pentes de la Croix-Rousse, Céline Boche­reau a lancé l’an­née dernière son entre­prise arti­sa­nale de confec­tion de maroqui­ne­rie. Ces créa­tions, réali­sées à la main et piquées à la machine, sont présen­tées  dans le 7e de janvier à mars.

C’est un matin de pluie, gris et froid. Le genre de jour brumeux où l’on restera volon­tiers lové dans son duplex canut. Mais après s’être fait violence pour traver­ser une partie du Plateau, Céline Boche­reau fait rapi­de­ment oublier la moro­sité exté­rieure en ouvrant la porte sur son antre. Dans son joli et chaleu­reux appar­te­ment croix-rous­sien, la jeune femme a aménagé, un peu à l’écart, une pièce bien à elle où elle peut lais­ser libre cours à son imagi­na­tion. C’est ici qu’elle invente et confec­tionne chacune des ses créa­tions (sacs, pochettes, porte-feuilles, porte-clefs, etc.) dispo­sées de part et autre.

« On ne fait rien par hasard ». Il y a peu, la jeune femme a décidé de chan­ger de vie. Elle a quitté l’agi­ta­tion pari­sienne et son travail d’édu­ca­trice de jeunes enfants en crèche pour s’ins­tal­ler à la Croix-Rousse et lancer sa propre marque de maroqui­ne­rie : CEL. « Au départ, fabriquer des sacs et des acces­soires étaient simple­ment un loisir, un peu comme mon jardin secret, ma petite bulle », raconte la créa­trice. « Puis, mes amis et mes proches m’ont encou­ragé à produire davan­tage. J’ai eu un vrai coup de cœur pour le travail du cuir et j’ai alors décidé de suivre une forma­tion spécia­le­ment dédiée à cette matière noble à Romans. » Sa passion semble lui a voir été insuf­flé dès son enfance : sa grand-mère était, elle-même, coutu­rière et sa mère lui confec­tion­nais tous ses vête­ments. « J’ai grandi au milieu de cet univers-là, confie-t-elle. On ne fait rien par hasard. Pour ma part, je me suis tout de suite orien­tée vers la confec­tion d’ac­ces­soires pour appor­ter ma touche person­nelle ». Ces pièces, un mélange d’élé­gance et d’ori­gi­na­lité, marient cuir, croûtes de cuir pailleté et doublures en tissu japo­nais. Chacune d’entre elles portent le noms d’une desti­na­tion qu’elle a exploré Hanoï, Ubud, Florence, etc.

Avec sa jeune marque, Céline désire aussi donner un carac­tère « éco-respon­sable » à son travail. Toutes ces créa­tions sont réali­sées à partir de chutes de cuir de grandes maisons de luxe qu’elle sélec­tionne à La Compa­gnie des tanneurs à Irigny. L’en­tre­pre­neuse aspire désor­mais à se faire un nom pour parve­nir à vivre de sa passion. Avant de retour­ner dans le froid, on remarque cette devise qu’elle a soigneu­se­ment accro­ché au dessus de son impo­sante machine à coudre indus­trielle et qui lui va si bien : «  Suivez vos rêves, ils connaissent le chemin ».

Romain Desgrand

 

Bio Express

Céline Boche­reau à 36 ans. Née à Lyon, elle gran­dit à Oullins et à vécu à Paris avant de s’ins­tal­ler à la Croix-Rousse.

Son site : www.celma­roqui­ne­rie.fr

Ces créa­tions sont à décou­vrir jusqu’au 28 décembre au 138 rue Bugeaud, Lyon 6e. Du lundi au samedi de 10h à 18h. Elles seront égale­ment en vitrine à la Funky Fabrik au 114 rue Montesquieu à Lyon 7 en janvier, février et mars.

Son spot favori

La vue sur le mont Blanc au Gros Cailloux et le bar La Voguette, 4 rue de Belfort

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