Mon quartier au quotidien


« Porter l’écharpe, c’est aussi apprendre à avoir des respon­sa­bi­li­tés »

La semaine dernière, la troi­sième promo­tion du Conseil d’ar­ron­dis­se­ment des enfants a été instal­lée en mairie du 1er.

Elle serre encore dans sa main le trac qui a contri­bué à sa victoire. « Votez Alix et Vadim ! Nous parle­rons des problèmes de pollu­tion et nous essaie­rons de plan­ter plus d’arbres », est-il inscrit en bleu clair. Alix, 9 ans, ajuste fière­ment son écharpe d’élue. « Nous voulons égale­ment mili­ter pour plus de produits locaux et de saison à la cantine », ajoute-t-elle. Comme elle et son suppléant, 36 élèves des écoles publiques du 1er viennent de décro­cher leur première victoire poli­tique : ils ont été élus par leurs cama­rades de classe pour les repré­sen­ter au conseil d’ar­ron­dis­se­ment des enfants, le seul de Lyon. La céré­mo­nie d’in­tro­ni­sa­tion se dérou­lait la semaine dernière en mairie du 1er.

Respon­sa­bi­li­tés

Dispo­si­tif de parti­ci­pa­tion citoyenne, cette instance permet à des élèves de CM1 et de CM2 de s’in­ves­tir dans la vie locale du quar­tier. Pendant deux ans, les jeunes édiles devront penser et impul­ser des projets concrets sur le terri­toire, souvent en lien avec des asso­cia­tions locales. La promo­tion précé­dente bapti­sée Anne Franck avait, par exemple, créé une campagne de sensi­bi­li­sa­tion au handi­cap et installé une boite de partage alimen­taire dans les Pentes.

« Je suis toujours surprise de l’en­ga­ge­ment des enfants et de la perti­nence de leur propos », souligne Fatima Berra­ched, adjointe à la mairie du 1er, initia­trice du projet. Cette fois-ci le conseil plan­chera sur trois thèma­tiques, dont deux sélec­tion­nées par les enfants : gaspillage alimen­taire/soli­da­rité, pollu­tion/écolo­gie et espaces publics.

Et le mandat demande un certain inves­tis­se­ment : une session de travail, animée par l’as­so­cia­tion Lyon à double sens, est ainsi program­mée chaque mois. « Porter l’écharpe, c’est aussi apprendre à avoir des respon­sa­bi­li­tés et à rendre des comptes », ajoute Fatima Berra­ched. Prochaine étape : trou­ver un nom à la nouvelle promo­tion avant de lancer les projets. L’ex­pé­rience pour­rait bien susci­ter des voca­tions.

Romain Desgrand

 

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