Mon quartier au quotidien


Les Insou­mis veulent décro­cher le 1er arron­dis­se­ment

Quar­tier de la Marti­nière, jeudi soir. Une musique reggae résonne au sein de La Maison Mère, un bar-salle de concert en vogue. Les bises claquent, on trinque, l’am­biance est bon enfant. Ce soir, les mili­tants locaux de la France insou­mise célèbrent le lance­ment du « Numéro 0 »  de leur Jour­nal de la Colline. Un livret mili­tant, parti­ci­pa­tif et colla­bo­ra­tif, de quatre pages d’ana­lyses locales et natio­nales édité par La Colline insou­mise. Ce groupe d’ac­tion s’est struc­turé cette année avec des sympa­thi­sants des 1er, 2e, 4e et 9e arron­dis­se­ments.

Dans le public : une tren­taine de mili­tants. Seule­ment ? « Diffi­cile de mobi­li­ser en dehors des campagnes élec­to­rales », nous dit-on, bien que d’autres groupes (Les Pentes insou­mises, Les Canuts insou­mis) sont égale­ment repré­sen­tés.

 

Une nouvelle étape et beau­coup « d’am­bi­tion »

Mais qu’im­porte l’au­dience clair­se­mée. Cette paru­tion ouvre une nouvelle page pour les insou­mis lyon­nais. Le mouve­ment veut marquer « une étape »  et renfor­cer sa présence sur le terrain. En ligne de mire : les élec­tions muni­ci­pales et, plus parti­cu­liè­re­ment, le 1er arron­dis­se­ment. « On est très ancré ici. On pensent que l’on peut partir de cette base-là afin de construire un projet pour l’ar­ron­dis­se­ment et plus large­ment pour la ville », déclare Soël Diab, respon­sable de la Colline insou­mise.

Elliott Aubin, aujourd’­hui adjoint à la mairie du 1er, s’im­pose comme le candi­dat rêvé pour décro­cher le poste de maire. « Avec son enga­ge­ment et l’aura qu’il a sur le terri­toire, cela semble évident », glisse Soël Diab.

 

NPG insou­mise ? « Ce serait une bonne chose »

Si un vent de frai­cheur s’ap­prête à souf­fler sur la place Satho­nay c’est que l’ac­tuelle maire de gauche, Natha­lie Perrin-Gilbert, a décidé de passer le flam­beau. Après trois mandats, elle nous a confié en juin dernier ne plus vouloir diri­ger d’ar­ron­dis­se­ment.

Absente hier soir, NPG a tout de même féli­cité Elliott Aubin et la Colline insou­mise sur les réseaux sociaux. Depuis quelques semaines, le micro­cosme poli­tico-média­tique lyon­nais lui prête des ambi­tions euro­péennes. L’édile pour­rait envi­sa­ger de briguer un mandat aux prochaines élec­tions de mai sous l’étiquette de… la France insou­mise. Rien de confirmé, pour l’ins­tant, mais « ce serait une bonne chose », sourit Benoît Schne­cken­bur­ger, candi­dat lyon­nais aux élec­tions euro­péennes et « insou­mis jusqu’au bout »« Je suis pour un rassem­ble­ment autour de valeurs communes », ajoute-t-il.

 

Rien n’est joué

Le départ de NPG de la mairie d’ar­ron­dis­se­ment ouvre-t-il pour autant une voie royale à son adjoint Elliott Aubin, fidèle soutien ? Rien de sûr. L’ar­ron­dis­se­ment est toujours divisé entre deux forces de gauche depuis qu’une partie de la majo­rité a décidé de s’op­po­ser à NPG et de créer son propre mouve­ment : la Manu­fac­ture de la Cité. Un autre candi­dat, peut-être Renaud Payre, pour­rait bien s’in­vi­ter dans la course. Et d’autres ques­tions restent en suspens : comment vont se posi­tion­ner les mili­tants écolo­gistes et le PS ? Quelle place aura le candi­dat soutenu par Gérard Collomb dans le débat poli­tique ?

Pour l’heure, les mélen­cho­nistes s’ac­tivent à la construc­tion du projet  autour de théma­tiques centrales telles que la justice sociale, l’éco­lo­gie et le loge­ment. « L’objec­tif est d’ou­vrir le groupe de travail  à des acteurs cultu­rels et asso­cia­tifs », souligne Soël Diab. Les grandes lignes pour­raient être présen­tées à la rentrée 2019 pour le lance­ment de la campagne.

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