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Natha­lie Perrin-Gilbert fait condam­ner son adjoint pour diffa­ma­tion

Pas de retour­ne­ment de situa­tion ce mardi 16 octobre au tribu­nal de grande instance de Lyon. La maire du 1er arron­dis­se­ment a gagné son procès face à son propre adjoint Jean-Pierre Bouchard. Natha­lie Perrin-Gilbert avait décidé de porter plainte pour diffa­ma­tion suite à des propos tenus par l’élu lors d’une confé­rence de presse en mars dernier et relayés sur notre site Sala­de­lyon­naise.com tout comme dans notre édition papier de Tribune de Lyon.

 

Une phrase de trop

« Ses méthodes d’hu­mi­lia­tion et de harcè­le­ment perma­nent ne sont plus possibles », avait-il confié quit­tant avec d’autres membres de la majo­rité Gram (Groupe de réflexion et d’ac­tion métro­po­li­taine), mouve­ment co-fondé par la maire. Une phrase de trop pour NPG qui fait face depuis plusieurs mois à une crise poli­tique au sein de son conseil d’ar­ron­dis­se­ment.

« J’ac­cepte les critiques mais cette fois-ci la limite a été dépas­sée », expliquait-elle à la barre fin septembre justi­fiant ainsi sa démarche devant la justice. « Je sais que la vie poli­tique n’est pas un long fleuve tranquille mais le débat doit avoir lieu dans un cadre et cette fois-ci, il n’a pas été respecté  ».

L’avo­cat de l’édile , Maître Alain Jaku­bo­wicz, connu pour avoir défendu Nordahl Lelan­dais, avait notam­ment appuyé sur le mot «  perma­nent  » qui, selon lui, aggrave les propos de l’adjoint. 

 

L’ar­gu­ment de la bonne foi rejeté

Pour sa défense, Jean-Pierre Bouchard a bien tenté de faire valoir sa bonne foi en s’ap­puyant sur le témoi­gnage d’une ancienne direc­trice de cabi­net qui a décrit une maire « luna­tique » et redou­tée. Mais l’ar­gu­ment n’a pas été retenu. «  Nous avons pu nous expri­mer devant le tribu­nal, s’il juge que les condi­tions pour justi­fier de la bonne foi ne sont pas réunies, c’est son appré­cia­tion », nous a-t-il confié auprès le rendu du juge­ment. 

Il est ainsi condamné à une amende de 1 000 euros et devra verser 1 500 euros de dommages et inté­rêts à NPG en plus des 2000 euros au titre de l’ar­ticle 475–1 (frais) (elle deman­dait au total une somme cumu­lée de 15 000 euros  ainsi qu’une publi­ca­tion judi­ciaire dans plusieurs jour­naux lyon­nais).

L’adjoint, qui dispose de 10 jours pour faire appel, a précisé « se lais­ser le temps de la réflexion ».

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