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École Servet : les parents toujours inquiets des taux de pollu­tion

L’acte est symbo­lique mais les parents d’élèves du groupe Scolaire Michel Servet espèrent qu’il portera ses fruits. Ce jeudi 30 août, à quelques jours de la rentrée, ils ont déposé une centaine de demandes de déro­ga­tions à l’Hô­tel de Ville de Lyon. La raison ? L’école primaire et mater­nelle qui accueille un peu plus de 400 enfants au 2–6 rue Alsace Lorraine se situe à deux pas de l’en­trée Rhône du tunnel de la Croix-Rousse.

« Une zone soumise à un pic de pollu­tion perma­nent », expliquent les parents réunis en collec­tif en s’ap­puyant sur les rele­vés de l’Atmo Auvergne Rhône-Alpes, obser­va­toire de la qualité de l’air.  « Depuis le début de notre mobi­li­sa­tion il y a trois ans, les taux de dioxyde d’azote n’ont pas bais­sés mais augmen­tés, dépas­sant désor­mais ceux rele­vés aux abords de l’au­to­route et du péri­phé­rique ».

Vers une réflexion sur l’ave­nir de l’école ?

La Ville et la Métro­pole ont pour­tant bien tenté de limi­ter l’im­pact de la pollu­tion atmo­sphé­rique : la cour la plus expo­sée a été fermée, un extrac­teur d’air a été installé dans le gymnase et on mise sur une baisse de la pollu­tion dans l’en­semble de l’ag­glo­mé­ra­tion sur les prochaines années…  Pour témoi­gner leur soutien, les deux collec­ti­vi­tés ont égale­ment reçu jeudi soir le collec­tif en marge de la mani­fes­ta­tion orga­ni­sée lors du dépôt des demandes de déro­ga­tions.

La mairie du 1er, arron­dis­se­ment dans lequel se situe le groupe scolaire, a quant à elle aler­tée le préfet en juin, lui deman­dant de réunir les acteurs concer­nés, notam­ment pour réflé­chir à l’ave­nir de l’école.

« La voiture n’est pas intou­chable ! »

Mais si le collec­tif salue la démarche de dialogue avec la Ville et la Métro­pole, il butte sur une pierre d’achop­pe­ment: la place de la voiture.  « On demande une réduc­tion du traf­fic au niveau du tunnel mais pour l’ins­tant les auto­ri­tés ne veulent pas en entendre parler », explique Renaud Pierre, parent d’élève en ajou­tant que « quand la circu­la­tion était fermée pendant les travaux du tunnel,  ce n’était pas pour autant d’apo­ca­lypse à Lyon. La voiture n’est pas intou­chable ! Entre l’au­to­mo­bile et la santé des enfants, que choi­sit-on ? ».

Seule option immé­diate pour le collec­tif : pour­suivre les actions. Les parents espèrent fédé­rer diffé­rentes asso­cia­tions pour mili­ter ensemble en faveur d’un autre usage de la voiture en ville.

 

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