Mon quartier au quotidien


Géral­dine Arbore ouvre des ateliers de dorure

À partir de septembre, il sera possible d’ap­prendre à dorer ses propres objets en haut des Pentes. Derrière ces ateliers Do it Your­self, l’ar­ti­san d’art Géral­dine Arbore, fille d’an­tiquaires, utilise des tech­niques d’époque pour redon­ner de l’éclat aux bois dorés.

Elle ouvre le petit carnet d’un geste minu­tieux et maîtrisé. À l’in­té­rieur : 25 feuilles d’or d’en­vi­ron 22 carats. «  Chacune vaut autour de 2  euros en fonc­tion du cours de l’or. Elles sont très déli­cates et s’ef­fritent faci­le­ment  », glisse Géral­dine Arbore. Voilà 16 ans que l’ar­ti­san doreur s’est posée sur les Pentes où elle vit et travaille. Dans son atelier du 100 montée de la Grande-Côte, cadres, miroirs et horloges habillent les murs dans l’at­tente de passer entre ses mains. Et il faut être patient. «   Le travail de restau­ra­tion demande du temps et néces­site une ving­taine d’étapes (surmou­lage, pati­ne…)  », explique-t-elle. Sa peau, recou­verte de paillettes lui donne des airs de Fée Clochette. Elle rit quand on le lui fait remarquer. « D’ha­bi­tude, c’est plutôt de la pous­sière !  » Car, au-delà des appa­rences, le métier de doreur n’a rien de sexy en soi. «  La pose de feuilles d’or repré­sente une infime partie de mon travail. Il y a aupa­ra­vant un long proces­sus de prépa­ra­tion   », assure-t-elle. «  D’ailleurs, c’est ce qui m’a atti­rée : restau­rer un objet vieux de plusieurs centaines d’an­nées et qui a déjà vécu plein de choses. J’ima­gine toujours l’ar­ti­san qui l’a fabriqué et ses condi­tions de travail de l’époque.  »

Esprit créa­tif. Géral­dine a passé son enfance à arpen­ter les marchés aux puces et à brico­ler dans la boutique d’an­tiquaire de ses parents. Après des études d’ar­chi­tecte avor­tées, elle s’oriente vers l’uni­vers de la restau­ra­tion, se forme et ouvre son propre atelier en 2002. En 2015, elle laisse libre cours à son esprit créa­tif en ouvrant un petit coin boutique où elle vend ses créa­tions : bijoux, végé­taux dorés et enca­drés, blasons… Pour son tout premier atelier Do it Your­self, le 22 septembre de 10 h à midi, elle propo­sera aux parti­ci­pants de dorer une statuette de boud­dha.
«  Nous utili­se­rons des feuilles de cuivre, moins fragiles et plus simples à mani­pu­ler. Au final, chacun partira avec son travail.   » Une première approche pour décou­vrir ce métier aux multiples facettes.

Romain Desgrand

 

Bio Express
47 ans.

Géral­dine, dont les parents étaient antiquaires, a d’abord entamé des études d’ar­chi­tec­ture avant de s’orien­ter vers la restau­ra­tion.
Elle pratique le yoga et travaille toujours en écou­tant France Culture. L’ar­ti­san donne aussi des cours appro­fon­dis.

Réser­va­tion ateliers : arbore-dorure.com

Ses spots préfé­rés
L’es­pla­nade et le jardin de la montée de la Grande-Côte.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *