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« Aidez-nous » : l’ap­pel au secours des Urgences de la Croix-Rousse

« M. Képé­né­kian, aidez-nous à mieux soigner les Lyon­nais ». En plein coeur de la place des Terreaux, ce message d’alerte est graffé sur une bande­role de 32 m2.

Ce jeudi matin, l’équipe para­mé­di­cale des urgences de l’Hô­pi­tal de la Croix-Rousse, en grève depuis le 15 février, a tenté d’in­ter­pel­ler le maire de Lyon. Leur reven­di­ca­tion : plus de moyens humains avec le recru­te­ment d’un infir­mier et d’un aide soignant.

« Le nombre de patients a augmenté de 30% en 10 ans et nous sommes désor­mais confron­tés à des problèmes médi­caux multiples et complexes », explique l’équipe dans une lettre ouverte dénonçant une prise en charge « de plus en plus médiocre, maltrai­tante et dange­reuse. »

« Les aides soignants sont seule­ment deux au cours de la jour­née avec en moyenne 80 passages par jour », explique Flore Dalban, infir­mière. « En plus de leur travail d’aide aux patients, ils s’oc­cupent des trans­ports aux examens dans tout l’hô­pi­tal, ils parcourent envi­ron 25 kilo­mètres par jour. Ce n’est pas tenable. »

 

Deux postes en plus ou rien

La semaine dernière, la direc­tion a bien tenté de calmer le mouve­ment, annonçant la créa­tion d’un poste d’in­fir­mier.  « Nous avons refusé !, pour­suit Flore Dalban. C’est une stra­té­gie pour nous divi­ser. Nous sommes prêts à lâcher sur le poste d’aide soignant de nuit que nous deman­dions aussi initia­le­ment, mais sur ces deux postes de jour, on ne veut pas négo­cier. »

La grève s’en­lise, donc. La semaine dernière les urgences étaient ainsi partiel­le­ment fermées.

 

Les urgences ouvertes 24h/24 fin 2019

Actuel­le­ment acces­sibles de 8h à 19h, les urgences de la Croix-Rousse devraient ouvrir leurs portes 24h/24 d’ici la fin de l’an­née 2019, avec des recru­te­ments à la clefs. Mais d’ici là, l’équipe para­mé­di­cale pour­suit la mobi­li­sa­tion.

George Képé­né­kian, qui devait se rendre ce jeudi matin à la cuisine centrale de  Rillieux-la-Pape pour une visite presse, n’a proba­ble­ment pas vu le SOS qui lui était adressé.

« Peu importe. On veut montrer qu’on est là. Quelqu’un verra bien notre message depuis les fenêtres de l’Hô­tel de Ville ».

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