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Etienne Tête : “la mairie du 4e viole notre pensée poli­tique”

Ça chauffe à la mairie du 4e. Alors que la majo­rité vient de diffu­ser un docu­ment de commu­ni­ca­tion de quatre pages inti­tulé Le sens de notre action en guise de bilan d’étape, plusieurs élus du conseil d’ar­ron­dis­se­ment sortent les griffes.

La cause ? En première page, les deux conseillers d’Eu­rope Ecolo­gie Les Verts, Étienne Tête et Marie-Agnès Cabot sont cités comme appar­te­nant à la majo­rité diri­gée par le maire David Kimel­feld (La Répu­blique en marche). Or, c’est faux, selon les deux inté­res­sés qui ont décou­vert le feuillet avec “éton­ne­ment et stupeur”, regret­tant ne pas avoir pu s’ex­pri­mer en leur nom dans ce livret.

 

“Des textes et des idées que nous n’avons jamais eues”

“Non seule­ment, la mairie du 4e retire le droit démo­cra­tique d’ex­pres­sion de femmes et d’hommes poli­tiques mais encore elle viole leur pensée poli­tique en leur attri­buant des textes et des idées qu’il n’ont jamais eues “, explique les deux élus dans un commu­niqué évoquant un “mariage forcé”.

Si sur le site Inter­net de la mairie, Marie-Agnès Cabot et Étienne Tête sont à ce jour clas­sés comme “conseillers de la majo­rité”, ce dernier assure “ne pas être convié aux réunions dédiée à cette majo­rité”.

Une  “alliance tech­nique”  a bien été passée au second tour des dernières élec­tions muni­ci­pales ” mais en aucun cas sur un projet commun”, ajoute-t-il.

Pour la mairie du 4e, les deux conseillers ont été élus “sur la liste de David Kimel­feld et il n’y a pas de prin­cipe de groupe poli­tique en conseil d’ar­ron­dis­se­ment”. Par ailleurs, ” Marie-Agnès Cabot et Étienne Tête se sont pronon­cés pour le budget 2018 en novembre dernier.”

 

La droite grogne aussi

Les élus de droite offi­ciel­le­ment clas­sés dans l’op­po­si­tion ont bien eu le droit d’écrire  quelques lignes dans la plaquette . Mais là aussi ça coince. La tribune bapti­sée « Expres­sion de l’op­po­si­tion » ne cite pas le nom des trois conseillers concer­nés. “Je suis choquée” , lâche Marie Guyon. ” On ne peut pas prôner une « Croix-Rousse bien­veillante » comme c’est le cas dans ce docu­ment et agir ainsi.”

Lundi matin, un petit-déjeu­ner de presse permet­tra à David Kimel­feld de présen­ter son bilan et ses pers­pec­tives pour les deux années à venir. Trois réunions publiques sont ensuite au programme avec un premier rendez-vous mercredi 30 mai à 18h30 à l’école des Entre­pôts.

De leur côté, Marie-Agnès Cabot et Etienne Tête réflé­chissent aux suites à donner « tant sur le plan poli­tique que judi­ciaire ».

Romain Desgrand

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