Mon quartier au quotidien


Malgré les tensions, la mairie du 1er joue l’unité de façade

L’heure était à la commu­ni­ca­tion posi­tive, ce mercredi à la mairie du 1er arron­dis­se­ment. Loin des tensions qui agitent les couloirs du bâti­ment de la place Satho­nay, les sourires étaient de sortie. Il faut dire que l’ordre du jour invi­tait à l’union sacrée, au moins de façade : la majo­rité présen­tait son bilan après quatre années de mandat.

« On souhai­tait faire la part des choses, et présen­ter notre action posi­tive, fruit d’un travail collec­tif », expliquait après la confé­rence un élu.

 

Bilan aux deux tiers du mandat

Il y avait donc un petit air schi­zo­phré­nique à voir la maire du 1er, Natha­lie Perrin-Gilbert entou­rée de ses adjoints Arthur Rémy, Corinne Soula­net, Jean-Pierre Bouchard (tous trois en fort désac­cord avec NPG), Isabelle Granjon et Elliott Aubin célé­braient donc les deux tiers de leur mandat.

« Deux ans après notre élec­tion, nous avions orga­nisé un « service après-vote » auprès des habi­tants de l’ar­ron­dis­se­ment, présente Natha­lie Perrin-Gilbert. Après quatre ans, on s’est dit qu’on allait encore une fois rendre compte de où nous en sommes. »

La maire en profite pour reve­nir sur « les instances de travail que nous avons mises en place » – conseil des enfants, conseil terri­to­rial… – la revue A1, « sorte d’Ovni de la presse terri­to­riale » et l’ac­tion en faveur de la défense du service public terri­to­rial.

 

“Notre stra­té­gie paie”

« Une mairie d’ar­ron­dis­se­ment, c’est peu de pouvoir, rappelle Natha­lie Perrin-Gilbert. C’est envi­ron 400000 euros de budget de fonc­tion­ne­ment, et 70 000 euros de budget d’in­ves­tis­se­ment. » Malgré cela, « envi­ron 80% de nos enga­ge­ments ont été réali­sés, se féli­cite celle qui admi­nistre l’ar­ron­dis­se­ment depuis 2001. Nous avons quelques victoires à célé­brer : La maison des pentes, le collège Truf­faut, les Halles de la Marti­nière n’ont pas été vendues. La salle Rameau devrait égale­ment rester dans le giron de la Métro­pole et rester en quelque sorte propriété des Lyon­nais.  »

« Notre stra­té­gie de ne pas céder paie, conclut la meilleure enne­mie de Gérard Collomb. Ce n’est pas facile d’être dans l’op­po­si­tion, on prend des coups, mais quand on voit ce qui se passe ailleurs, dans les autres arron­dis­se­ments, on n’est pas si mal. Nous sommes plutôt heureux et fiers du bilan que nous allons présen­ter aux habi­tants et habi­tantes du 1er arron­dis­se­ment. Non parce que tout va bien et qu’on a tout fait, mais on n’a pas à rougir. »

 

Et main­te­nant ?

Et pour les deux ans à venir, les élus assurent d’une voix conti­nuer à travailler ensemble, malgré les dissen­sions. “Je rends des comptes aux élec­teurs avec la même déter­mi­na­tion. L’in­té­rêt géné­ral est la seule chose qui compte”, assure la maire.

Jean-Pierre Bouchard et Arthur Rémy opinent : “on a un certain nombre de dossiers impor­tants dans l’ar­ron­dis­se­ment. Ma volonté est de mener à bien ces projets là”, conclut le 1er adjoint. L’union n’est peut-être que de façade, mais elle a le mérite d’exis­ter.

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