Mon quartier au quotidien


L’en­fer du station­ne­ment à l’ouest de la Croix-Rousse

Après une longue opéra­tion d’em­bel­lis­se­ment commen­cée en 2015, la place Taba­reau était rendue aux habi­tants en juin 2017. L’éclai­rage public a été revu, tout comme les espaces verts, une aire pour les deux roues a été aména­gée, le silo à verre a été enterré et les terrasses des commerces ont été viabi­li­sées. Mais une chose n’a pas changé : la place reste la barrière invi­sible qui déli­mite l’em­prise du station­ne­ment payant à la Croix-Rousse. Au-delà, à l’ouest, le péri­mètre vignette Résident et la zone Tempo ne s’ap­pliquent plus : le station­ne­ment y est libre. La démar­ca­tion débute aux rues Grata­loup, Joseph-Claude-Bonnet et Denfert-Roche­reau (photo) et coupe la Croix-Rousse en deux. Plutôt surpre­nant dans un arron­dis­se­ment densé­ment bâti où il est tradi­tion­nel­le­ment diffi­cile de garer son véhi­cule.

Trop de frais pour rendre les rues payantes

Président du conseil de quar­tier Croix-Rousse centre, François Vida­lin affirme avoir pour­tant « mis le sujet sur la table de nombreuses fois », sans réac­tion des élus. Il va plus loin : « La mairie nous dit qu’a­gran­dir la zone de station­ne­ment payant repré­sen­te­rait des frais d’in­fra­struc­tures, alors qu’en fait il s’agit de ména­ger son élec­to­rat. » La muni­ci­pa­lité invoque une autre raison : « Il y a toujours une limite à une zone de station­ne­ment payant. L’ar­rêt au niveau de la place Taba­reau est ancien. Cette limite avait été fixée compte tenu du fait que le commerce est peu présent au-delà et que le tissu urbain est moins dense », explique-t-on.

On préco­nise que l’en­semble de la Croix-Rousse soit payant

La combine est, en tout cas, bien connue dans le quar­tier, comme l’ex­plique François Vida­lin : « Tous ceux qui ont compris qu’ils pouvaient lais­ser leur voiture plus long­temps la garent ici. On a énor­mé­ment de voitures ventouses. » Selon lui, celles-ci ne seraient d’ailleurs jamais verba­li­sées. Aux grands maux, les grands remèdes. « On préco­nise que l’en­semble de la Croix-Rousse soit payant, lance-t-il. Le problème, c’est le niveau de paie­ment. Une vraie dissua­sion, ce serait du station­ne­ment pas cher, mais une verba­li­sa­tion systé­ma­tique en cas d’in­frac­tion », imagine-t-il.
Mais la mairie n’en­vi­sage pas pour l’heure « d’ex­ten­sion avant la fin du mandat. Une étude du secteur pour­rait être envi­sa­gée par la suite », laisse-t-elle seule­ment planer. 

Rodolphe Koller

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *