Mon quartier au quotidien


Marie-Chris­tine Neyra « Il y a une tradi­tion du travail, mais avec le sourire »

Il n’est pas rare de voir Marie-Chris­tine Neyra saluer une cliente à travers la vitrine de sa merce­rie au 125 boule­vard de la Croix-Rousse. En même temps, voilà plus de 80 ans que la famille Neyra se relaye pour tenir la boutique. « Quand un client passe le samedi, il arrive qu’il y ait trois géné­ra­tions dans le maga­sin : ma mère, ma fille et moi », se réjouit Marie-Chris­tine Neyra. « Quand je sors faire une course, je suis obligé de dire bonjour à tout le monde, de discu­ter et de prendre des nouvelles. Et même si on ne connaît pas quelqu’un, ça ne mange pas de pain d’être sympa ».

«  À la Croix-Rousse, on a le moral  »

Avec son sourire et toujours un mot gentil, Marie-Chris­tine Neyra incarne selon elle l’es­prit croix-rous­sien par sa bonne humeur. « À la Croix-Rousse, on a le moral. Il y a cette tradi­tion du travail, alors on travaille, mais avec le sourire. j’ai tout appris direc­te­ment dans le maga­sin avec ma mère et ce n’était pas conce­vable de mal rece­voir un client ». Et pour la Croix-Rous­sienne de 54 ans, la qualité des produits propo­sés par les arti­sans du quar­tier attire des clients de toute la ville, pas seule­ment de la Croix-Rousse. « La Croix-Rousse a une richesse arti­sa­nale incroyable, mais pour que tout le monde en profite, il ne faudrait pas que toutes les places de parking dispa­raissent. Sinon plus personne ne vien­dra ».

Preuve de la répu­ta­tion de la merce­rie Neyra, une cliente est venue la semaine dernière de Tassin pour ache­ter un petit crochet à quelques centimes. Pour Marie-Chris­tine Neyra, « il ne faut pas perdre cette clien­tèle en suppri­mant la possi­bi­lité de se garer. Sinon, on va se renfer­mer sur nous-même et on perdra cet esprit croix-rous­sien si parti­cu­lier qui est basé sur l’ou­ver­ture aux autres. »

 

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