Mon quartier au quotidien


Floren­tin Robert, le lune­tier bran­ché du quar­tier

Les lunettes de Floren­tin Robert sortent du lot. Bois, métal, touche de granit, le lune­tier de 28 ans allie toutes sortes de matiéres et de formes pour étre le plus origi­nal possible dans sa boutique Reg?Art, place de la Croix- Rousse. c’est cette origi­na­lité qui lui a valu le trophée de l’ar­ti­sa­nat Rhône-Alpes cette année. Dans ce métier, se démarquer est une néces­sité abso­lue : rien que sur la place de la Croix-Rousse et dans la Grande Rue, on compte six vendeurs de lunettes. « j’ai appris la lunet­te­rie dans le Jura avec un Meilleur ouvrier de France. Je fabrique des montures uniques et surtout de qualité, c’est c’a qui plai?t aux Croix-Rous­siens ». à l’écou­ter, les habi­tants du quar­tier ose- raient abor­der un style plus origi­nal qu?ailleurs. « Ici, je vends des paires de toutes les couleurs, certaines méme en forme d’oreilles de chat. j’ai un autre maga­sin dans les Mont d’Or, la clien­téle est beau­coup plus clas­sique », souligne Floren­tin Robert.

Un savoir faire moderne avec des machines du 19e siècle

Entouré de Meilleurs ouvriers de France dans le quar­tier, le lune­tier réve lui aussi d’ob­te­nir la certifi- cation d’en­tre­prise du patri­moine vivant. « Pour avoir la certi­fi­ca­tion, il faut utili­ser des machines anciennes, un savoir-faire ances- tral et avoir en sa posses­sion des écrits anciens sur la profes­sion », explique-t-il. Cela tombe bien : le lunet­tier utilise encore des machines de la fin du XIXe siécle dans l’ate­lier situé au sous-sol de son maga­sin. « Elles côtoient une décou­peuse laser et des machines plus récentes, mais comme la plu- part de mes paires sont des créa­tions, je les fabrique à la main sur ces vieilles machines. c’est avec elles que j’in­vente de nouveaux procé­dés pour inclure des maté­riaux origi­naux ». En plus de la recon­nais- sance, cette certi­fi­ca­tion serait une vraie fierté fami­liale. Cet arriére-petit-fils de soyeux tient en effet à faire perdu­rer les tradi­tions en appor- tant sa touche de nouveauté. « Mon arriére-grand-pére est le créa­teur du métier à tisser sans navette qui est encore utilisé aujourd’­hui », raconte Floren­tin Robert. Comme clin d’?il à son ai?eul, on peut aper­ce­voir une navette de tissage sur chaque éta- gére, ainsi que des bobines, dissi- mulées ici et là dans son maga­sin.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *