Mon quartier au quotidien


Bilan diffi­cile pour la grande brade­rie

La semaine dernière, la prési­dente de Lyon Côté Croix-Rousse s’an­nonçait confiante sur la grande brade­rie. Mais ce week-end, les badauds n’étaient vrai­ment pas au rendez-vous et les expo­sants sont loin d’être satis­faits. Dès le samedi matin, les rues paral­lèles à la brade­rie n’étaient pas plus engor­gées qu’un week-end habi­tuel. La place de la Croix-Rousse n’était pas pleine non plus. Seule la Grande Rue était réel­le­ment animée, mais là aussi, les Croix-Rous­siens ont déjà vu mieux. Quant aux expo­sants, cette brade­rie est une des pires qu’ils n’aient vécu. « On n’a jamais autant bataillé pour avoir un stand, l’or­ga­ni­sa­tion était très peu présente » s’exas­pèrent-ils.  » Impos­sible de trou­ver le moindre orga­ni­sa­teur à notre arri­vée samedi matin, on a dû courir partout pour trou­ver notre empla­ce­ment. Aujourd’­hui, je regrette d’être venu, il n’y a personne. C’est un fiasco » précise l’un d’entre eux.

Même si selon Isabelle Herman Le Foll, la prési­dente de l’as­so­cia­tion, la brade­rie a bien fonc­tionné, elle avoue quelques dysfonc­tion­ne­ments notam­ment à cause « d’in­ci­dents exté­rieurs » qui auraient perturbé l’or­ga­ni­sa­tion.  » Vers 6 heures du matin, deux filles en état d’ébriété se sont engouf­frées dans la Grande Rue de la Croix-Rousse en voiture. A priori, elles rentraient de soirée et ont foncé dans les barrières de sécu­rité. On a appelé la police mais personne n’est venu. Quand on s’oc­cupe de ce genre de problème, même si on est 16 béné­voles, c’est compliqué d’être près des expo­sants » justi­fie la prési­dente de l’as­so­cia­tion. Autre problème dans la mati­née : un véhi­cule de nettoyage de la Ville est tombé en panne devant la Bras­se­rie des Écoles, pertur­bant ainsi le trafic pendant près de 45 minutes.

Sécu­rité et calen­drier

De l’autre côté, les visi­teurs ont repro­ché le choix de la date puisque la brade­rie est tombée en même temps que les Jour­nées du Patri­moine. Mais Isabelle Herman le Foll a une expli­ca­tion :  » tradi­tion­nel­le­ment, la brade­rie se tenait le deuxième week-end de septembre. Mais cette année, nous avons été obli­gés de nous caler sur les dimanches ouvrés. Car l’an­née dernière, les commerçants n’ont pas eu le droit de faire travailler leurs sala­riés. Donc nous n’avons pas eu le choix« .
Mais selon la prési­dente de l’as­so­cia­tion, ce qui explique réel­le­ment la baisse de fréquen­ta­tion, c’est la sécu­rité. « Les gens ont peur de se réunir dans les endroits si bondés« . En effet, autant les expo­sants, les visi­teurs et l’or­ga­ni­sa­tion se sont plaints du manque de force poli­cière sur place. « La police muni­ci­pale est passée rapi­de­ment le matin et ensuite, on ne les a plus vus. Nous avions des vigiles à chaque angle rue avec des barrières et une voiture, mais ce n’est pas suffi­sant pour rassu­rer les gens » déplore Isabelle Herman Le Foll.

Alors que la brade­rie vient de se termi­ner sur une note amère, la prochaine mission de l’as­so­cia­tion Lyon côté Croix-Rousse a déjà commencé : orga­ni­ser le marché de noël qui se tien­dra du 29 novembre au 24 décembre.

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