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Perrin-Gilbert menace de saisir le tribu­nal admi­nis­tra­tif

Des les premières minutes du conseil d’ar­ron­dis­se­ment du 1er, qui s’est tenu hier soir, la maire Natha­lie Perrin-Gilbert donnait le ton de la séance en reve­nant sur le trai­te­ment média­tique de son “burnout” avant l’été. “Il faut poser des limites, un cadre. Une plainte au pénal a été dépo­sée et le groupe de presse (Espace groupe, ndlr) sera bien­tôt entendu“.

Musclé le conseil d’ar­ron­dis­se­ment ? En fait, les citoyens présents dans la salle de la mairie ont assisté à un conseil à deux vitesses. D’abord, les élus ont voté l’at­tri­bu­tion de subven­tions, expé­diées rapi­de­ment et votées à l’una­ni­mité. Ensuite, la vali­da­tion des ques­tions adres­sées à Gérard Collomb en vue du conseil muni­ci­pal du 26 septembre a entraîné des débats sans fin.

Inquié­tudes sur la polu­tion

Pour commen­cer, Laurence Boffet (majo­rité) a rappelé son inquié­tude au sujet de la pollu­tion de l’air autour du tunnel de la Croix Rousse et de l’école Michel Servet. Pour l’élue délé­guée aux finances, la seule issue est de prendre le problème” à la source”. “Nous avons à faire face à des ques­tions cruciales qui appellent à une réflexion plus large sur des ques­tions de santé publique. Où sont les réflexions globales sur le trans­port urbain, sur le diesel ? ” La ques­tion a été adop­tée à la majo­rité. Jusqu’ici, tout allait bien. C’est à la deuxième ques­tion que l’am­biance s’est cris­pée autour de vieux débats sur la gestion des équi­pe­ments de proxi­mité et le défaut d’in­for­ma­tion de la mairie centrale.

Une fois de plus, la maire du 1er a repro­ché à la mairie centrale de ne pas lais­ser les mairies d’ar­ron­dis­se­ment gérer les ques­tions d’équi­pe­ments de proxi­mité (gymnases, jardins, piscines etc.)“Sur quel arrêté préfec­to­ral notre conseil muni­ci­pal s’ap­puie-t-il pour restreindre l’ap­pli­ca­tion de la loi ?” s’est inter­ro­gée NPG, avant d’ajou­ter : ” Nous ne deman­dons pas la révo­lu­tion mais simple­ment le respect la loi”. D’un air un peu las, Yves Four­nel (oppo­si­tion), a alors rétorqué : “Je ne comprends pas que l’on recom­mence ce débat, je ne vois pas d’élé­ments nouveaux qui le justi­fient”. L’in­ven­taire des équi­pe­ments de proxi­mité, décidé par la Ville de Lyon et orches­tré par Guy Corra­zol, l’adjoint en charge de l’ad­mi­nis­tra­tion géné­rale à la mairie centrale, ne cesse de géné­rer des conflits entre la mairie centrale et celle du 1er arron­dis­se­ment depuis quelques semaines.

Remon­tée contre la mairie centrale

NPG s’est ensuite insur­gée contre le compor­te­ment de la mairie centrale, qu’elle a accu­sée de commu­niquer sur ses projets dans le 1er sans en infor­mer le conseil d’ar­ron­dis­se­ment. Visi­ble­ment, son inter­ven­tion a été enten­due puisque le conseil a adopté à la majo­rité une ques­tion deman­dant Gérard Collomb de respec­ter l’ar­ticle L2511–315du Code des collec­ti­vi­tés terri­to­riales qui stipule que “Le conseil d’ar­ron­dis­se­ment doit être informé des projets de déli­bé­ra­tion concer­nant les affaires dont l’exé­cu­tion est prévue dans les limites de l’ar­ron­dis­se­ment, préa­la­ble­ment à leur examen par le conseil muni­ci­pal”“Et nous deman­de­rons peut-être au tribu­nal admi­nis­tra­tif d’en juger lui-même”, a conclu NPG.

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