Mon quartier au quotidien


On a aussi besoin de sécu­rité

Dimanche dernier, 6 h 15 du matin, trois jeunes se font violem­ment agres­ser, dont une jeune femme de 22 ans, place de la Croix-Rousse. Les suspects sont retrou­vés un peu plus tard par la BAC, rue Artaud suite à un « acci­dent maté­riel » selon la Préfec­ture. Ce genre d’agres­sion arrive partout, on est d’ac­cord. Mais il y a un vrai défi­cit de sécu­rité à la Croix-Rousse. Le commis­sa­riat ferme à 17 h 30 et le soir, c’est une voiture de police du 1er qui passe, toujours aux mêmes heures, dans le 4e. Et toujours dans les mêmes rues.

Le quar­tier a connu plus de 50 cambrio­lages de boutiques depuis le début de l’an­née. Les commerçants n’en peuvent plus. Ils réclament depuis des mois de la vidéo surveillance, ou au moins un moyen de surveiller le coin la nuit. Le quar­tier a l’image d’un petit village tranquille, qui ne risque rien. Mais les villages ne sont pas exemp­tés de violence et de délinquance.

La Croix-Rousse est loin d’être un quar­tier sensible certes, d’autres sont beau­coup plus chauds et néces­sitent plus de surveillance. Mais quar­tier tranquille ne veut pas dire absence de sécu­rité. Avec l’ar­ri­vée de la brade­rie et les six semaines de Vogue, les commerçants sont inquiets. Ce n’est pas parce que les gens vivant dans le quar­tier sont plutôt aisés qu?il faut les négli­ger. 

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